Russie: Poutine en manœuvre pour muscler l'armée russe
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RussiePoutine en manœuvre pour muscler l'armée russe

Dans le cadre des exercices militaires Vostok 2018, le président russe Vladimir Poutine a annoncé ce jeudi qu'il «continuera de renforcer» l'armée.

Le président russe Vladimir Poutine assiste aux exercices Vostok-2018.

La Russie «continuera de renforcer» ses forces armées, a promis jeudi le président russe Vladimir Poutine en assistant aux exercices Vostok-2018, organisés depuis mardi en Extrême-Orient russe, les plus vastes manœuvres militaires de l'histoire de la Russie.

Les exercices de jeudi ont simulé, sur le terrain d'entraînement de Tsougol situé près des frontières chinoise et mongole, la défense contre une attaque terrestre et aérienne, impliquant pour cette seule journée près de 25'000 soldats, 7000 véhicules et 250 avions et hélicoptères, selon l'armée russe.

Louanges de Poutine

Sur place, M. Poutine a salué la «maîtrise» de l'armée russe et sa «capacité à faire face à de potentielles menaces».

«Notre devoir envers notre pays est d'être prêt à défendre notre souveraineté, notre sécurité et nos intérêts nationaux, et, s'il le faut, à soutenir nos alliés», a déclaré le président russe à l'issue d'une vaste parade militaire suivant les manœuvres.

«C'est pourquoi nous allons continuer de renforcer nos forces armées, à les équiper en armes et équipements dernier cri et à développer nos partenariats militaires internationaux», a-t-il ajouté devant les soldats russes et chinois.

«La Russie est un pays pacifique. Nous n'avons et ne pouvons avoir aucun plan d'agression», a toutefois assuré M. Poutine.

Vastes manœuvres

Au total, près de 300'000 soldats, 36'000 véhicules, 1.000 avions et 80 navires prennent part aux manœuvres russo-chinoise «Vostok-2018», qui se déroulent jusqu'au 17 septembre en Sibérie orientale et en Extrême-Orient, ce qui en fait les plus vastes manœuvres de l'histoire de la Russie post-soviétique.

Si l'armée russe évoque des manoeuvres prévues de longue date et au scénario purement défensif, l'Otan a dénoncé un entraînement à un «conflit de grande ampleur». Selon l'armée russe, 87 observateurs issus de 59 pays ont assisté aux exercices russo-chinois.

(AFP)

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