Actualisé 27.03.2019 à 06:54

EnchèresPoutine n'en voulait pas, la médaille viendra en Suisse

Une médaille en or rarissime représentant le dernier tsar a été vendue au plus offrant. Son prix s'est envolé: 100 000 francs.

par
R.M.
La médaille représente le dernier tsar russe, Nicolas II et l’impératrice Alexandra. Elle contient 300 grammes d’or.

La médaille représente le dernier tsar russe, Nicolas II et l’impératrice Alexandra. Elle contient 300 grammes d’or.

Hôtel des Ventes de la Seine

L’hôtel des ventes de la Seine, à Rouen, en Seine-Maritime, a été dimanche le théâtre d’une «belle bataille», relate «Le Parisien». L’objet des convoitises? Une médaille en or rarissime – il n’en existe que trois exemplaires – montrant le dernier tsar russe, Nicolas II, et l’impératrice Alexandra.

Les médailles avaient été confectionnées en l’honneur de la visite en France du tsar et de la tsarine, en octobre 1896. À l’occasion, un exemplaire avait été offert à Nicolas II, un à l’impératrice, et le dernier au président français de l’époque, Félix Faure.

Une pièce «hors du commun»

Or une de ces trois pièces est récemment réapparue et a été proposée aux enchères par un vendeur qui a tenu à rester anonyme. L’objet présenté comme «hors du commun» était «susceptible de passionner autant les numismates que les collectionneurs», avançait «Paris Normandie» avant la vente. Précisant que la médaille avait été estimée 30 000 euros.

Une estimation finalement très prudente car six acheteurs, tous au téléphone, se sont retrouvés en compétition, détaille «Le Parisien». Et le prix s'est envolé. Au final c'est «un professionnel installé en Suisse» qui l’a emporté. En déboursant 73 000 euros, soit 89 060 euros avec les frais. Donc 100 000 francs pour 300 grammes d’or et un morceau d’histoire.

Le Kremlin mis au courant

Pour la petite histoire, le commissaire-priseur, Me Guillaume Cheroyan, avait averti le Kremlin de la vente, au cas où la Russie voudrait récupérer cette pièce de patrimoine. Mais ça n’a pas eu l’air d’intéresser le président Poutine. «Vladimir ne s’est pas manifesté», s'est amusé Guillaume Cheroyan.

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