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ParisPremier licenciement à Air France après les violences

Une demande de «grâce» avait été formulée auprès de la direction, qui l'a rejetée.

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Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

archive/photo d'illustration, AFP
Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Reuters
Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

AFP

Un salarié d'Air France, mis en cause dans les débordements spectaculaires du 5 octobre, a reçu sa lettre de licenciement vendredi, a appris l'AFP auprès du syndicat CGT de la compagnie. Le recours formulé auprès des dirigeants a été rejeté.

La direction reproche à quatre salariés du fret des «agressions physiques» en marge d'un comité central d'entreprise marqué par l'épisode de la «chemise arrachée». Le directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, et un autre cadre d'Air France avaient fui des manifestants en colère après l'annonce d'une restructuration menaçant jusqu'à 2900 emplois.

Un cinquième salarié, représentant du personnel (CGT) à Air France Industries, est également sous le coup d'une procédure de licenciement. La notification de sanction a été portée à la connaissance de l'inspection du travail.

Grève et mobilisation devant le tribunal

«Le premier salarié du fret a reçu sa lettre de licenciement malgré le recours gracieux» formulé auprès de la direction générale, a annoncé Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France.

Il ajouté qu'il fallait «plus que jamais être présent le 2 (ndlr: décembre) pour combattre la violence patronale». Une large intersyndicale de toutes catégories appelle les salariés à se rassembler mercredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny, où sont convoqués les cinq salariés pour répondre de l'accusation de «violence en réunion».

Sur le plan disciplinaire, la CGT d'Air France, qui appelle à la grève du 2 au 4 décembre, envisage «un dernier recours» pour contester les licenciements, selon Mehdi Kemoune.

Selon le règlement intérieur de la compagnie, consulté par l'AFP, un salarié sanctionné peut demander à sa direction «la révision de la décision prise à son encontre, s'il est en mesure de prouver l'intervention d'éléments nouveaux, inconnus lors de l'instruction de son affaire et susceptibles de le disculper ou d'atténuer sa responsabilité».

(AFP)

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