20.08.2020 à 09:09

AviationPremier vol en double pour SolarStratos

Raphaël Domjan, l’initiateur du projet SolarStratos, a pu prendre place à bord de l’appareil pour un premier vol en double. C’est lui qui prendra les commandes quand il sera formé.

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A l’arrêt pendant deux ans, SolarStratos a repris ses vols fin juillet. Son objectif est d’atteindre la stratosphère à partir de 2022.

A l’arrêt pendant deux ans, SolarStratos a repris ses vols fin juillet. Son objectif est d’atteindre la stratosphère à partir de 2022.

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO
Avec un pilote d’essai, il a volé durant 49 minutes depuis l’aérodrome de Payerne.

Avec un pilote d’essai, il a volé durant 49 minutes depuis l’aérodrome de Payerne.

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO
Jeudi matin, SolarStratos a volé à une altitude de 1500 m.

Jeudi matin, SolarStratos a volé à une altitude de 1500 m.

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

L’avion solaire SolarStratos a effectué jeudi matin depuis l’aérodrome de Payerne (VD) son premier vol en double. A son bord se trouvait pour la première fois Raphaël Domjan, l’initiateur du projet.

«Nous avons survolé le lac de Neuchâtel. Tout était tellement calme, c’était magnifique», a raconté l’éco-explorateur neuchâtelois, contacté par Keystone-ATS. «Cela fait des années que j’en rêve et, cette fois, j’y suis», a-t-il ajouté à l’issue d’un vol qui a duré 49 minutes et atteint une altitude de 1500 m.

SolarStratos a réalisé son premier vol en 2017, avant d’être cloué au sol à partir de l’été 2018 à cause d’une aile cassée. Ce n’est que le 23 juillet dernier qu’il a pu repartir. Jusqu’ici, tous les vols avaient été effectués avec un seul pilote d’essai.

Jeudi matin, c’est l’Espagnol Miguel Iturmendi qui tenait les commandes. Mais lorsqu’il sera formé, c’est bel et bien Raphaël Domjan qui pilotera SolarStratos. La mission ultime du projet reste la même: atteindre la stratosphère grâce à l’énergie solaire lors d’un vol qui durera entre six et huit heures. «Nous espérons pouvoir y arriver dès 2022. Mais cela sera un gros challenge. Et notamment car il nous manque encore du financement», explique le père de SolarStratos.

Période difficile

«Il faudra être tenace», ajoute Raphaël Domjan. Déjà à la tête du catamaran PlanetSolar, premier navire à avoir accompli en 2012 un tour du monde sur mer uniquement à l’énergie solaire, le Neuchâtelois souhaite encore une fois démontrer le potentiel des technologies actuelles et promouvoir les énergies renouvelables.

L’éco-explorateur reconnaît toutefois que ces deux dernières années ont été difficiles. «La casse de l’aile a été un coup dur, et il a ensuite fallu se battre pour avoir gain de cause auprès de l’assurance», relève-t-il. La crise du coronavirus n’a rien arrangé. «Mais contrairement à d’autres aventuriers, nos sponsors sont restés fidèles. Ces mois difficiles ont même resserré les liens dans l’équipe et avec nos partenaires», se réjouit-il.

Autour de Raphaël Domjan, une équipe d’une vingtaine de personnes œuvre pour SolarStratos. Le projet bénéfice aussi du soutien de l'Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), avec qui la collaboration est jugée «excellente».

(ATS/NXP)

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