12.06.2020 à 18:52

FootballPremière de Tramezzani: un nul et Serey d’entrée

Le FC Sion a fait match nul contre Chiasso (2-2) avec Serey Die et devant un président Constantin philosophe.

Photo d'illustration de Serey Die à l'entraînement.

Photo d'illustration de Serey Die à l'entraînement.

Keystone

À huit jours de la venue de Saint-Gall, le FC Sion a disputé le seul match amical de sa préparation expresse ce vendredi après-midi à Riddes. Il a comblé un déficit de deux buts pour arracher dans les dernières minutes un match nul anecdotique face au FC Chiasso (2-2, buts de Lenjani et Zock, lequel s’est légèrement blessé à l’arrière de la cuisse sur l’action).

Défense à quatre

Au-delà du résultat, l’intérêt de ce galop d’essai tenait évidemment du premier visage qu’allait montrer l’équipe de Paolo Tramezzani. Pour l’acte I de sa deuxième représentation en Valais, «le Mister» a logiquement procédé à une large revue d’effectif, alignant ses équipes dans ce qui a le plus souvent ressemblé à un 4-3-3.

Paolo Tramezzani a-t-il donc définitivement laissé de côté le 3-5-2 qu’il avait privilégié lors de son premier passage? «Pour l’instant, la défense à quatre est celle qui me semble donner le plus de confiance à mon groupe, confiait le technicien après la partie. Mais j’ai une deuxième semaine devant moi pour analyser s’il faut faire des retouches.» Le temps presse et le coach cherche; c’est logique. «On a débuté en 4-3-3 puis j’ai un peu déplacé Bastien (Toma). Et à la fin de la mi-temps, on a plutôt joué en 4-3-2-1, en recentrant les ailiers (Khasa et Lenjani).

Lenjani est exemplaire

Sur le plan des hommes, il est évidemment délicat de dégager des performances et/ou une hiérarchie après ce type d'oppositions. Tout juste faut-il signaler qu’Ermir Lenjani a confirmé son importance dans l’animation sur le flanc gauche. En fin de contrat et fortement courtisé par GC, l’Albanais est exemplaire et le FC Sion aurait tout intérêt à trouver un moyen de s’assurer ses services jusqu’à la fin de saison.

L’autre homme en vue a pris place au cœur du milieu de terrain sédunois. Placé en position de sentinelle, Geoffroy Serey Die a donné de la voix durant une mi-temps, incitant ses coéquipiers à enclencher les séquences de pressing dans le bon tempo. Sa titularisation était-elle un signal envoyé à la SFL ou alors le signe que Christian Constantin avait reçu la bonne nouvelle de sa qualification?

«Serey se comporte en patron»

«On n’a rien reçu du tout, répondait le président. Et sa titularisation n’est pas un signal. Paolo a choisi de l’aligner parce qu’il voulait voir un maximum de joueurs en action, jauger les forces à sa disposition. Oui, Serey se comporte en patron, il dirige de la voix. Mais qualifié ou pas, on ne va pas le changer. C’est Serey.»

Et quid de cette menace de «matches sous protêt» proférée dans le «Blick» du jour, au cas où sa recrue ne serait pas autorisée à jouer? «Quand j’ai parlé au Blick, je me basais sur un décalage entre les versions anglaises et allemandes des directives de la FIFA. Or jeudi soir, Ils ont actualisé leurs règles. On va les étudier de près. Pour l’instant, j’ai surtout l’impression que les règlements changent tous les jours. Donc on verra.»

Souriant et philosophe, Christian Constantin était surtout content de revoir son équipe jouer. Comme tout le monde.

Mathieu Aeschmann, Riddes

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