14.08.2020 à 20:10

VendangesPremiers coups de sécateur dans le Bordelais

Les vendanges 2020 ont commencé ces derniers jours dans le Bordelais. Des vendanges précoces qui laissent augurer une excellente qualité.

Des vendanges précoces sont «un gage de qualité» pour le vin.

Des vendanges précoces sont «un gage de qualité» pour le vin.

Photo d‘illustration/Keystone

Les tout premiers coups de sécateur ont été donnés ces derniers jours en Bordelais, notamment dans les blancs secs et crémants. Les vendanges ont près de deux semaines d’avance par rapport aux dernières années en raison du climat.

Pour les crémants de Bordeaux, traditionnellement parmi les premiers à vendanger, «il y a déjà eu des coups de sécateur il y a un ou deux jours, mais ça va démarrer en début de semaine prochaine pour les Graves secs, les Bordeaux secs et les crémants», a déclaré vendredi à l’AFP Bernard Farges, président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB).

Douze jours d’avance

«On a commencé avec douze jours d’avance par rapport à l’an dernier», a expliqué Frédéric Nivelle, directeur technique à Château Climens. «On savait très tôt qu’on aurait de l’avance, avec une année aux conditions climatiques particulières, avec une floraison précoce, mais aussi une année sèche et une année avec des pics de chaleur».

Vendanger dès cette semaine pour sémillon en vue du blanc sec vise à «lui conserver minéralité et fraîcheur», explique Frédéric Nivelle, pour qui les fortes précipitations des dernières 48 heures, venant après des pics de chaleur, pourraient précipiter les vendanges dans nombre de châteaux. Climens qui a récolté un peu plus d’un hectare vendredi avec une vingtaine de vendangeurs, reprendra lundi avec une équipe plus conséquente.

Un printemps chaud

Dans le Bordelais, «on sera autour du 17-18 août pour les blancs secs, pour les rouges, ce sera autour du 10 septembre. C’est aussi avec douze jours d’avance», a souligné Bernard Farges.

«Cette précocité, nous l’attendions, nous l’avons vue tout au long du cycle dès la sortie de l’hiver, on l’a vue sur d’autres fruits, les cerises, les pêches», a-t-il déclaré. Pour le vin, «c’est plutôt un gage de qualité. Les années précoces sont plutôt des bonnes années mais il faut attendre la récolte et la vinification pour s’en assurer».

Après l’un des printemps les plus chauds du siècle, les viticulteurs français s’apprêtent un peu partout à des vendanges historiquement précoces, avec de premières récoltes toute fin juillet dans l’Aude, cette semaine en Roussillon, ou encore en Bourgogne à Igé (Saône et Loire) avec près d’un mois d’avance sur l’an dernier.

(ATS/NXP)

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