Diplomatie – Premiers pourparlers entre Naftali Bennett et Vladimir Poutine
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DiplomatiePremiers pourparlers entre Naftali Bennett et Vladimir Poutine

Le Premier ministre israélien a été reçu par le président russe. Le programme nucléaire iranien sera au centre de ces premiers pourparlers.

Premiers pourparlers entre Bennett et Poutine.

Premiers pourparlers entre Bennett et Poutine.

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Le Premier ministre israélien Naftali Bennett menait vendredi en Russie ses premiers pourparlers avec le président russe Vladimir Poutine, avec le programme nucléaire iranien au centre des discussions. Les deux dirigeants se sont serré la main dans une villa de Sotchi, sur les bords de la mer Noire, selon des images diffusées par la télévision publique russe.

Avant les pourparlers, M. Poutine a souligné que Moscou et Israël cultivaient des liens «uniques», espérant la poursuite de la «relation de confiance» que le maître du Kremlin entretenait avec le précédent gouvernement israélien.

Naftali Bennett a pris ses fonctions en juin. Son prédécesseur, Benyamin Netanyahou, au pouvoir pendant douze ans, avait une relation étroite avec M. Poutine. Pour sa part, M. Bennett a affirmé qu’Israël voyait Vladimir Poutine comme un «vrai ami du peuple juif» et a souligné le rôle crucial de l’URSS dans la victoire contre l’Allemagne nazie.

Les deux hommes se sont réunis dans une villa de Sotchi, sur les bords de la mer Noire.

Les deux hommes se sont réunis dans une villa de Sotchi, sur les bords de la mer Noire.

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Selon le dirigeant israélien, «la situation en Syrie et nos efforts pour prévenir une avancée du programme militaire nucléaire iranien» sont au programme des discussions à Sotchi. Fin septembre, M. Bennett a accusé, devant l’Assemblée générale de l’ONU, l’Iran d’avoir franchi «toutes les lignes rouges» et réaffirmé que l’État hébreu ne «permettrait pas» à Téhéran de se doter de l’arme atomique.

Moscou fait partie des signataires de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, aux côtés de l’Allemagne, de la Chine, des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump (2017-2021), s’étaient retirés trois ans plus tard de cet accord censé encadrer le programme nucléaire de l’Iran, mais son successeur à la Maison-Blanche, Joe Biden, a fait le souhait de revenir à la table des négociations.

«Statut spécial de la Russie»

Les pourparlers pour une relance de l’accord avaient ainsi repris en avril à Vienne, mais sont suspendus depuis juin et l’élection du président iranien ultraconservateur Ebrahim Raïssi.

Vladimir Poutine avait félicité Naftali Bennett, après sa victoire, et souligné que la coopération russo-israélienne allait renforcer «la paix, la sécurité et la stabilité» au Proche-Orient. Avant son départ pour Sotchi, vendredi, M. Bennett a rappelé «le statut spécial de la Russie dans la région» et le fait qu’un «million de russophones» résident en Israël.

(AFP)

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