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FootballPrésident cherche entraîneur autorisé

La SFL ne prolonge pas la dérogation accordée au tandem Fontbonne-Courbis. Constantin est reparti à la chasse. Courbis sera là dimanche. Mais après, c’est moins sûr.

par
Renaud Tschoumy
Sébastien Fontbonne- Rolland Courbis: du provisoire qui ne durera pas sur le banc sédunois.

Sébastien Fontbonne- Rolland Courbis: du provisoire qui ne durera pas sur le banc sédunois.

Keystone

Christian Constantin croyait s’être mis à l’abri en allant chercher son vieil ami Rolland Courbis pour pallier le départ non prévu de Laurent Roussey. Mais le voilà de nouveau obligé de repartir à la chasse à l’oiseau rare. La Swiss Football League (SFL) ne prolongera en effet pas la dérogation qu’elle a accordée pour le duo formé de Sébastien Fontbonne (ancien assistant de Roussey, présenté avant-hier comme entraîneur en chef) et Courbis.

«J’ai jusqu’au 18 mai pour trouver un nouvel entraîneur, qui soit en possession des papiers nécessaires, lance Christian Constantin. La formule transitoire aurait pu être avalisée jusqu’au terme de la saison normale, mais ce ne sera pas le cas maintenant, puisque nous sommes obligés de passer par les barrages.»

CC pensait profiter de tout le mois de mai pour prendre des contacts en vue de la saison prochaine, le voilà contraint de dénicher le futur entraîneur plus vite que prévu, la première tâche de ce dernier étant de… boucler la saison en cours. «J’ai encore du mou, mais je dois accélérer mes recherches, confirme CC. Le plus difficile, c’est que ces discussions seront menées sans que l’on sache dans quelle catégorie on jouera la saison prochaine. Ça complique forcément les choses.» En l’état, Constantin ne se fait pas d’illusions. «Si on joue comme mercredi à Lausanne, on n’aura aucune chance en barrage. On est mal, vraiment. (Silence.) Il faut que les joueurs relèvent la tête, vite.»

Les limites de Courbis

Et Courbis, saura-t-il faire ce qu’il faut? D’ailleurs, restera-t-il? «Je pensais que la situation était compliquée, que le challenge était difficile, mais pas à ce point, expliquait-il. On n’est plus dans le football, là. Et tout a une limite.» En assurant qu’il sera sur le banc dimanche à Tourbillon pour la venue de Grasshopper, le coach français ajoute qu’il ne fera aucun autre commentaire avant ce match. «Je suis venu pour rendre service, pas pour gêner.»

Pour Sion, l’heure est grave. Il ne manquerait plus que cette année extraordinaire – au sens premier du terme – soit ponctuée d’une relégation. CC à ce sujet: «Si on devait chuter en Challenge League, pas un de mes joueurs ne pourra quitter le club. Je ne vois pas pourquoi ils auraient le droit d’aller voir ailleurs, alors qu’ils n’ont pas fait mieux que couler.»

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