Actualisé

VenezuelaPrésidentielle: appel au boycott par l'opposition

L'opposition vénézuélienne a appelé jeudi à l'abstention en vue de la présidentielle du 20 mai.

1 / 150
LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

AFP
L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

AFP

La coalition de l'opposition vénézuélienne a appelé jeudi à l'abstention pour la présidentielle du 20 mai et demandé aux adversaires du président Nicolas Maduro de se retirer.

La Plateforme de l'unité démocratique (MUD), principale coalition d'opposition qui a décidé de boycotter le scrutin, a incité les Vénézuéliens à «ne pas participer et à laisser les rues du pays désertes» en signe de «rejet du régime de Maduro et de la fraude électorale», selon un communiqué.

Seul candidat d'importance à se présenter face au chef de l'Etat, le dissident chaviste Henri Falcon, militaire en retraite de 56 ans. «Nous continuons d'appeler M. Falcon à refuser d'être complice de cette farce», a déclaré la députée d'opposition Delsa Solorzano lors de cette conférence de presse.

L'ancien président du Parlement Henry Ramos Allup, également présent, a qualifié de «dramatiques» les chiffres de l'abstention, attendue à 60%, selon les derniers sondages.

Hyperinflation

Classé en défaut partiel par les agences de notation, le Venezuela est confronté à une hyperinflation, attendue en 2018 à près de 14'000% par le FMI, qui table sur une chute du PIB de 15%. La pénurie d'aliments et de médicaments a déjà poussé des centaines de milliers d'habitants à fuir le pays.

Le président socialiste Nicolas Maduro semble pourtant promis à une réélection, en l'absence de candidat de poids en face. M. Maduro, qui s'appuie notamment sur le soutien de l'armée, a multiplié ces dernières semaines les livraisons de nourriture à prix subventionnés dans les quartiers populaires, et accéléré l'inscription de nouveaux sympathisants à son parti.

L'Union européenne, les Etats-Unis et une grande partie de l'Amérique latine ont critiqué la décision de Caracas d'avancer le scrutin présidentiel, généralement organisé en décembre, dénonçant un manque de transparence et de garanties d'élections libres.

Le gouvernement prend le contrôle de la principale banque privée

Le gouvernement vénézuélien a pris jeudi le contrôle, officiellement à titre provisoire, de Banesco, la principale banque privée du pays, et a arrêté son président ainsi que dix autres cadres, accusés de complicité dans des opérations spéculatives contre la monnaie locale.

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!