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EgyptePrésidentielle: Sissi promet de combattre le «terrorisme»

Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, nouvel homme fort d'Egypte et architecte de l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi, est donné favori du scrutin présidentiel.

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Hamdeen Sabbahi (photo) et le maréchal al-Sissi sont les deux seuls candidats à la présidentielle égyptienne. (20 avril 2014)

Hamdeen Sabbahi (photo) et le maréchal al-Sissi sont les deux seuls candidats à la présidentielle égyptienne. (20 avril 2014)

Keystone
Le 30 mars 2014, la commission électorale annonce que l'élection présidentielle sera organisée les 26 et 27 mai prochains. Ici, dans les rues du Caire, un portrait géant du général Sissi, bien décidé à l'emporter.

Le 30 mars 2014, la commission électorale annonce que l'élection présidentielle sera organisée les 26 et 27 mai prochains. Ici, dans les rues du Caire, un portrait géant du général Sissi, bien décidé à l'emporter.

AFP
Le maréchal al-Sissi, nouvel homme fort d'Egypte, a confirmé sa candidature à la présidentielle.

Le maréchal al-Sissi, nouvel homme fort d'Egypte, a confirmé sa candidature à la présidentielle.

AFP

Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, nouvel homme fort d'Egypte, a annoncé mercredi soir lors d'une allocution télévisée, qu'il était candidat à la présidentielle prévue au printemps et a promis de «débarrasser l'Egypte du terrorisme».

De loin la personnalité la plus populaire du pays, Abdel Fattah al-Sissi, architecte de l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi en juillet, est donné favori du scrutin présidentiel dans le plus peuplé des pays arabes. Nommé sous Mohamed Morsi à la Défense, Abdel Fattah al-Sissi était jusqu'à mercredi soir chef de l'armée, ministre de la Défense et vice-Premier ministre des autorités intérimaires.

«L'appel du peuple»

Pour être éligible, il devait quitter ces fonctions.«Je me tiens devant vous aujourd'hui pour la dernière fois dans un uniforme militaire, après avoir décidé de quitter mes fonctions de ministre et de chef de l'armée», a déclaré Abdel Fattah al-Sissi. «En toute humilité, je me présente à la présidentielle de l'Egypte», a-t-il poursuivi, disant se «conformer à l'appel du peuple» et se présentant comme «un soldat au service de la nation et des masses» égyptiennes.

Il a en outre promis de «continuer à combattre tous les jours pour une Egypte débarrassée du terrorisme». «Les questions économiques, sociales, politiques et de sécurité en Egypte (...) ont atteint un niveau qui doit être combattu avec courage», a-t-il dit, évoquant notamment «les millions de jeunes chômeurs».

Désertée par les touristes

L'économie de l'Egypte, désertée par les touristes depuis la révolte de 2011 qui renversa Hosni Moubarak, est en pleine crise et l'année de présidence Mohamed Morsi a achevé de ruiner une économie exsangue, lui attirant les foudres de larges parties de la population, alors que son parti, bras politique des Frères musulmans, avait remporté haut la main tous les scrutins organisés après la chute de Hosni Moubarak.

Depuis la destitution de Mohamed Morsi, seul chef d'Etat jamais élu démocratiquement en Egypte, les nouvelles autorités affirment mener une «guerre contre le terrorisme», soldats et policiers réprimant durement les partisans de Mohamed Morsi dans une implacable campagne qui a fait, selon Amnesty International, au moins 1400 morts.

En outre, sa confrérie des Frères musulmans a été déclarée «terroriste» et des milliers de ses membres et la quasi-totalité de ses dirigeants sont désormais poursuivis dans une pléthore de procès. Abdel Fattah al-Sissi a toutefois tenu à préciser lors de son allocution retransmise à la télévision que «tous les Egyptiens qui n'ont pas été condamnés par la loi (...) seront des partenaires actifs à l'avenir».

(ats)

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