France: Primaires de la droite: neuf candidats sur les rangs
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FrancePrimaires de la droite: neuf candidats sur les rangs

Sept membres des Républicains et deux électrons libres sont en lice pour représenter la droite à l'élection présidentielle de 2017.

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Le porte-parole de François Fillon se retrouve lui aussi épinglé par «Le Canard Enchaîné» de mercredi. Il aurait fraudé le fisc en ne payant pas tous ses impôts. (Mercredi 15 février 2017)

Le porte-parole de François Fillon se retrouve lui aussi épinglé par «Le Canard Enchaîné» de mercredi. Il aurait fraudé le fisc en ne payant pas tous ses impôts. (Mercredi 15 février 2017)

AFP
Le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon, a été mis à mal par des accusations d'emplois fictifs visant son épouse, Penelope. Les Républicains ont exprimé leur soutien à Fillon. (Mardi 14 février 2017)

Le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon, a été mis à mal par des accusations d'emplois fictifs visant son épouse, Penelope. Les Républicains ont exprimé leur soutien à Fillon. (Mardi 14 février 2017)

AFP
A l'issue du second tour de la primaire, c'est François Fillon qui a été plébiscité pour représenter la droite. L'ancien premier ministre a largement vaincu Alain Juppé, avec 66% des voix. (Dimanche 27 novembre 2016)

A l'issue du second tour de la primaire, c'est François Fillon qui a été plébiscité pour représenter la droite. L'ancien premier ministre a largement vaincu Alain Juppé, avec 66% des voix. (Dimanche 27 novembre 2016)

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Neuf prétendants - dont une seule femme - sont sur la ligne de départ en France pour concourir à la primaire de la droite en vue de l'élection présidentielle du printemps 2017. La Haute autorité de la primaire publiera le 21 septembre la liste définitive, une fois les candidatures validées.

Les candidats avaient jusqu'à vendredi pour réunir les conditions nécessaires: obtenir le soutien de 250 élus, dont 20 parlementaires répartis sur au moins 30 départements, et celui de 2500 adhérents répartis sur au moins 15 fédérations départementales. La Haute autorité de la primaire va désormais examiner la validité de chaque bulletin de parrainage.

Au total, ce sont sept candidats des Républicains (LR, anciennement UMP) sur 12 qui sont présélectionnés: Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton.

Ce dernier a été «sauvé» in extremis par l'ex-UDI Jean-Christophe Fromantin, aujourd'hui sans étiquette. Celui-ci lui a accordé vendredi le dernier parrainage manquant pour faire vivre «la pluralité du débat», alors qu'il est hostile à la primaire.

Deux électrons libres

Huitième «larron», Jean-Frédéric Poisson a été dispensé de l'étape des parrainages en vertu d'une règle autorisant tout parti à se présenter à la primaire. Il dirige le Parti chrétien-démocrate (PCD), petite formation liée à LR et fondée par Christine Boutin.

Enfin Frédéric Lefebvre, un des anciens lieutenants de Nicolas Sarkozy, a annoncé vendredi qu'il n'avait pas réuni assez de parrains, se disant victime de «manoeuvres» de l'ancien président. Il a donc décidé de se participer à la primaire en tant que président de «Nouveaux Horizons», un «think tank» créé en 2012, présenté comme «parti politique».

Exception faite d'Hervé Mariton et du cas particulier de Frédéric Lefebvre, les «petits» candidats sont recalés en raison d'un nombre insuffisant de signatures. «J'ai refusé de marchander», a déclaré Nadine Morano sur RMC.

La députée européenne avait dénoncé des «tripatouillages» dans la collecte des signatures, évoquant notamment des «échanges» de parrainages entre concurrents. «La Haute autorité doit confirmer aux adhérents qu'ils ont bien parrainé le candidat qu'ils souhaitaient», a-t-elle dit.

«Escroquerie démocratique»

Jacques Myard, Geoffroy Didier et Henri Guaino sont également écartés du scrutin des 20 et 27 novembre. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, M. Guaino a annoncé vendredi son intention de se présenter à l'élection présidentielle, ce qui requiert le parrainage de 500 élus. «Ces primaires sont une véritable escroquerie démocratique», a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a orchestré une démonstration de force en faisant déposer plusieurs milliers de parrainages, dont ceux de 103 parlementaires, face aux six rivaux qui sont parvenus à recueillir les paraphes nécessaires. Après un suspense médiatique savamment entretenu, Nathalie Kosciusko-Morizet est parvenue à réunir les parrainages nécessaires, ce qui fait d'elle la seule femme à briguer l'investiture à droite.

Alors qu'elle venait déposer elle-même les formulaires de parrainages vendredi matin, la candidate a qualifié d'«inique» la primaire, expérimentée pour la première fois par la droite. «Il y avait la tentation pour certains candidats de préférer l'entre-soi», a-t-elle dit à des journalistes.

«La bande des quatre»

Alain Juppé a recueilli pour sa part les signatures de 72 parlementaires, 1011 élus locaux et 4543 adhérents, a fait savoir son équipe. François Fillon avait déposé ses parrainages lundi dernier: il bénéficierait du soutien de 78 parlementaires, 370 élus locaux et plus de 6000 adhérents.

Dans l'entourage de Bruno Le Maire, on rappelle que l'ancien ministre a déposé ses parrainages dès le 10 mai dernier et recueilli «en trois semaines» le soutien de 34 parlementaires, près de 500 élus locaux et plus de 5000 adhérents. Enfin Jean-François Copé, qui entend affronter «la bande des quatre», a annoncé avoir déposé les paraphes de «24 ou 25 parlementaires», «plus de 280 élus locaux et près de 3300 adhérents».

(ats)

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