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NeuchâtelPrime demandée pour le personnel exposé au coronavirus

Les députés neuchâtelois demandent une «gratification extraordinaire» pour les soignants, caissiers ou les employés de la voirie.

La prime avait été imaginée pour les soignants mais a été étendue à d'autres métiers «au front» durant la pandémie.

La prime avait été imaginée pour les soignants mais a été étendue à d'autres métiers «au front» durant la pandémie.

Keystone

Les députés neuchâtelois ont accepté mercredi une recommandation amendée qui demande une gratification salariale pour le personnel exposé durant la pandémie de Covid-19. Le groupe POPVertsSol voulait une prime de 1000 francs pour les soignants mais un amendement du PS l'a élargi à d'autres branches.

La recommandation demande que le Conseil d’Etat agisse auprès des partenaires sociaux afin que le personnel, exposé à des conditions de travail extrêmes durant la crise du Covid-19, soit reconnu par une gratification extraordinaire. Cela concerne le personnel soignant mais aussi les employés du commerce de détail, de la voirie, de la logistique et du nettoyage notamment.

«Conditions de travail extrêmes»

Le texte demande également que le Conseil d'Etat reprenne rapidement les réflexions, avec les différents partenaires sociaux concernés, sur les conditions-cadre de travail du personnel soignant et de tous les travailleurs aux fonctions essentielles pour la vie de la communauté, afin de bénéficier à l’avenir d’un personnel qualifié en suffisance.

La députée des Verts Brigitte Neuhaus souhaitait axer à l'origine la prime sur le personnel soignant actif durant la pandémie et que celui-ci reçoive une gratification de 1000 francs, au prorata du temps de travail. La crise de Covid-19 leur a fait subir «des conditions de travail que l’on peut qualifier d’extrêmes. Cela a provoqué un stress et une fatigue intenses, souvent accompagnés d'un bouleversement de leur vie privée», a-t-elle déclaré.

Brigitte Neuhaus a ajouté être consciente que d'autres métiers exposés durant cette crise devaient être revalorisés mais la branche des soins fait face à une problématique de pénurie, a-t-elle ajouté.

(ATS)

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