Actualisé

LifestylePrintemps: C'est la fête au bourgeon!

Printemps nous t'aimaïssons

par
Josiane & Josette
DR

Vous êtes heureux ? Nous aussi ! Le mois d’avril est bien installé avec ses pépiements et autres joyeux gazouillis. Même si l’adage veut qu’on ne se découvre pas d’un fil, on ne croise que des bidons ronds, les terrasses sortent et les asperges pointent. Enfin ! Si ce n'est que Josette pleure. Elle pleure toutes les larmes de ses yeux et de son nez (oui, le nez aussi peut verser des litres de liquide !).

Elle ne sait pas ce qui lui arrive, la pauvre. Elle n'a pas encore saisi l'ampleur du paradoxe printanier, les montagnes russes émotionnelles que cette saison embarque dans son baluchon à chaque apparition. Elle n'a pas encore pleinement embrassé la dark side du bourgeon !

Ne vous en faites pas, le printemps ne vous dupera plus non plus. Il est temps de révéler sa vraie nature, son naturel fourbe et mesquin, de faire toute la lumière sur ses attaques insidieuses et sournoises. Oui, Messieurs, Dames, ne vous leurrez plus, le printemps est un filou ! Le soleil est là. Le pollen est là... lui aussi.

Et ne croyez surtout pas que Josette est sa seule victime. OUH NON malheureux ! Ses cibles sont innombrables, il tire au hasard et pourrit la vie de ceux qu'il a dans le collimateur. Trop contente de célébrer la nature qui renaît, la proie ne se doute pas un instant qu'elle est visée. Un petit éternuement par-ci, une petite larmichette par-là, le printemps est patient et attend son heure. Ça peut prendre des années. Josiane est-elle épargnée par le fléau ? Que nenni ! Au contraire. Comment se fait-ce alors que la goutte ne pendouille qu'au nez de Josette ?

Tout bêtement parce que Josiane est droguée depuis la naissance. Elle a l'antihistaminique dans le sang : homéopathie (Tu prends un mélange de Pollen 5CH, Histaminum 9CH pis un peu d'Euphrasia et ça devrait faire le tour mon poussin !), lunettes noires, foulard de cambrioleur sur le nez, shoots de cortisone dans la fesse et dans les naseaux et puis quelques centaines de Zyrtec, Xyzal et autre Aerius avalés font de Josiane une machine à combattre les pollens à elle toute seule.

Il serait peut-être temps de se faire désensibiliser à ce stade... mais qui se précipiterait pour subir trois ans de piqures régulières sans même avoir la certitude que ça fonctionne au final ? La reine du mouchoir et de l'oeil larmoyant n'a pas encore tiré sa révérence. Oeil qui, entre nous, a bien failli terminer sa course planté sur un ongle trop zélé occupé à gratter (trop) énergiquement sa cavité protectrice boursouflée par l'urticaire.

Notre ennemi du jour n'est pas la jolie primevère qui sort ses pétales, ni la solaire jonquille. On ne se douterait pas que les plus gros producteurs de pollens irritants sont les arbres ! Le noisetier pour commencer.

Imaginez une vie sans noisette. Est-ce vraiment, sincèrement, au fond de vous, si vous êtes honnêtes, si grave ? Réfléchissez deux minutes et pensez à la dernière fois que vous avez consommé ce fameux fruit sec. Ça n'était pas mémorable, n'est-ce pas. Franchement pas LE moment d'extase de votre vie. Alors pourquoi insister ?

Nous nous révoltons, nous nous soulevons ! Fondatrices du mouvement de libération du noisetier par extermination pure et dure, nous espérons faire des émules… Parce que franchement, la noisette pourrait tout à fait être remplacée par l'amande ou la pistache sans que personne n'y prenne garde. Ça a presque le même goût. C'est presque de la même famille. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il n'est pas possible de fabriquer du/de la (oui, il/elle a un genre indéfini et conflictuel) Nutella avec des noix de Pécan !

Et puis de toute façon, est-ce que nous ne devrions pas tous le/la boycotter ? Voilà, nous avons trouvé le moyen infaillible de lutter contre la déforestation indonésienne. Pourquoi lutter contre l’huile de palme alors qu’il suffirait tout simplement d’éradiquer les noisetiers ? Non ? Bon, ok, on se tait.

Et si nous lâchons la grappe de pollen du noisetier, c'est pour mieux sauter, toutes griffes dehors, sur le bouleau. Il commence juste à distiller son venin et à titiller nos vibrisses (et hop ! un p'tit mot à chercher dans le dico pour enrichir son vocabulaire ! Merci JJ), le saligaud. En règle générale, le bouleau ne fait, comme son nom l'indique, jamais son taf à moitié. Il achève avec maestria le travail du noisetier en laissant vos conjonctives sur le carreau.

Le renouveau, le soleil revenu et les températures clémentes peuvent être des plus encourageants et des plus poétiques qui soient, on est tellement bien, enfermé dans son salon, dans le noir, la tête dans une bassine d'eau froide. C'est à quelle date l'automne déjà ?

En fait, la meilleure solution est de trouver un petit coin éloigné de toute pollution et de toute invasion pollinique, un petit coin à l'abri de la rosée et de toute humidité atmosphérique, un petit coin de paradis au soleil. Nous on a trouvé les cocolets ! C'est hyper pratique, facile d'accès, et question humidité, on est au top. Trinquons !

Et quelques informations pour mémoire pour les malchanceux avec lesquels nous compatissons et pour tous ceux qui ont, pour la première fois, sans savoir (encore) pourquoi, l'oeil qui démange, la gorge qui gratouille et le nez qui chatouille.

Bon printemps à tous !

Cet article vous a été concocté par JJSphere, magazine digital: les découvertes, les rencontres et les voyages de Josiane&Josette.

Votre opinion