Canada: Prison à vie pour le tueur de la mosquée de Québec

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CanadaPrison à vie pour le tueur de la mosquée de Québec

L'homme, qui avait tué six fidèles à la mosquée de Québec, il y a deux ans, a été condamné à la prison à perpétuité.

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Le jeune Canadien a été reconnu coupable du meurtre de six fidèles à la mosquée de Québec en janvier 2017. Il est condamné à la prison à vie avec une période de sûreté de 40 ans. (8 février 2019)

Le jeune Canadien a été reconnu coupable du meurtre de six fidèles à la mosquée de Québec en janvier 2017. Il est condamné à la prison à vie avec une période de sûreté de 40 ans. (8 février 2019)

DR/Twitter
Un an après la tuerie à la mosquée de Québec, Justin Trudeau et des centaines de personnes se sont recueillis dans l'émotion. (Lundi 29 janvier 2018 - Image prétexte)

Un an après la tuerie à la mosquée de Québec, Justin Trudeau et des centaines de personnes se sont recueillis dans l'émotion. (Lundi 29 janvier 2018 - Image prétexte)

Keystone
Des centaines de personnes se sont rassemblées lors d'une marche en mémoire des victimes de la tuerie de la mosquée à Québec. (Dimanche 5 février 2017)

Des centaines de personnes se sont rassemblées lors d'une marche en mémoire des victimes de la tuerie de la mosquée à Québec. (Dimanche 5 février 2017)

AFP

Le jeune Canadien coupable du meurtre de six fidèles à la mosquée de Québec en janvier 2017 a été condamné vendredi à la prison à vie avec une période de sûreté de 40 ans. Cette attaque est considérée comme la pire contre un lieu de culte musulman en Occident.

Les avocats de l'accusation demandaient une peine exemplaire de 150 ans derrière les barreaux contre Alexandre Bissonnette, mais cette demande a été qualifiée de «déraisonnable» par le juge François Huot. Le magistrat, dans son verdict, a souligné que la «haine viscérale des immigrants de confession musulmane» animait le meurtrier, qui ne pourra pas demander la libération conditionnelle avant d'avoir 67 ans.

L'attaque contre la mosquée de Québec, en janvier 2017, «demeurera à jamais inscrite en lettres de sang dans l'histoire de cette ville, de cette province, de ce pays», a observé le juge lors de son prononcé, soulignant que ce crime était «hautement prémédité».

«Les actes posés par Alexandre Bissonnette portent atteinte à nos valeurs sociétales fondamentales», a-t-il souligné dans un jugement de 246 pages. Le jeune Québécois, ex-étudiant en sciences politiques séduit par les idées nationalistes et suprémacistes, a mené «une attaque préméditée, gratuite, sournoise et meurtrière», a dit le juge.

Regard vers le sol

Veste de complet et chemise blanche, Alexandre Bissonnette a écouté à la barre pendant plus de six heures le magistrat prononcer son verdict, le regard vers le sol. Présents parmi les 250 personnes du public, ses parents ont écouté le verdict en essuyant des larmes, tout comme plusieurs amis et proches des victimes, a constaté une journaliste de l'AFP.

A 19h55 le dimanche 29 janvier 2017, fusil à la main, Alexandre Bissonnette franchissait la porte principale de la mosquée de Québec et ouvrait le feu avec sang-froid sur la quarantaine d'hommes et quatre enfants qui bavardaient après la prière dans la grande salle du rez-de-chaussée. Six hommes tombent sous les balles et cinq sont grièvement blessés, dont un est aujourd'hui tétraplégique.

Les six musulmans tués étaient tous des binationaux ayant émigré au Canada: deux Algériens, deux Guinéens, un Marocain et un Tunisien. Informaticien, professeur d'université ou épicier, ils étaient tous intégrés à la vie québécoise depuis de longues années.

(AFP)

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