Prix Planeta – L’un des grands mystères de la littérature espagnole résolu
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Prix PlanetaL’un des grands mystères de la littérature espagnole résolu

Vendredi, le prix Planeta a récompensé «La Bestia» et révélé l’identité de Carmen Mola, le pseudonyme derrière lequel se cachent trois auteurs masculins.

Les lauréats du prix Planeta 2021, Jorge Díaz, Antonio Mercero et Agustín Martínez pour leur roman «La Bestia», écrit sous le pseudonyme de Carmen Mola, lors de la cérémonie de la 70e édition du prix, à Barcelone, le 15 octobre 2021.

Les lauréats du prix Planeta 2021, Jorge Díaz, Antonio Mercero et Agustín Martínez pour leur roman «La Bestia», écrit sous le pseudonyme de Carmen Mola, lors de la cérémonie de la 70e édition du prix, à Barcelone, le 15 octobre 2021.

AFP

Un million d’euros et l’un des grands mystères de la littérature espagnole résolu: le prix Planeta a récompensé vendredi «La Bestia», et révélé l’identité de Carmen Mola, l’énigmatique signature derrière laquelle se cachent en réalité trois auteurs masculins.

Le prix le plus important de la littérature hispanique est devenu cette année l’un des mieux dotés au monde, le vainqueur de cette 70e édition empochant un million d’euros. Soit mieux que le prix Nobel de littérature (environ 980’000 euros), le British Booker Prize (59’000 euros) ou encore le Goncourt français dont le lauréat reçoit un chèque symbolique de 10 euros. Il a aussi permis de lever le voile sur l’identité de Carmen Mola, pseudonyme sous lequel a été publiée une trilogie de romans policiers à succès. Derrière ce nom se cache en effet trois auteurs, Jorge Díaz, Agustín Martínez et Antonio Mercero, et non une Madrilène née en 1973 et mère de trois enfants comme déclaré jusqu’ici, a révélé Jorge Díaz.

«Derrière le nom de Carmen Mola, il n’y a pas, comme dans tous les mensonges que nous avons racontés, une enseignante de lycée, mais trois écrivains, trois scénaristes et trois amis, qui un jour, il y a quatre ans, ont eu l’idée folle de combiner leurs talents pour écrire une histoire ensemble», a expliqué Jorge Díaz après avoir reçu le prix. «Cette histoire a eu du succès et en a donné une autre, une autre, une autre… et à la fin, elle nous a amenés ici ce soir», a-t-il ajouté. «La Bestia» se déroule dans le Madrid de 1834, au plus fort de l’épidémie de choléra, et raconte l’histoire d’un journaliste, d’un policier et d’une jeune fille qui tentent de percer le secret derrière une vague de meurtres parmi les classes populaires.

Cette année un record de 654 œuvres ont concouru pour le Planeta, principalement venues d’Espagne (389) et de pays d’Amérique latine comme l’Argentine (41) et le Mexique (39). Parmi les lauréats de ce prix figurent des prix Nobel comme le Péruvien Mario Vargas Llosa et l’Espagnol Camilo José Cela, ainsi que d’autres écrivains prestigieux comme Eduardo Mendoza ou Antonio Muñoz Molina.

(AFP)

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