Manifestation – Pro climat: une semaine et 200 arrestations à Zurich
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ManifestationPro climat: une semaine et 200 arrestations à Zurich

Après une semaine d’actions de blocage, le mouvement Extinction Rebellion n’a obtenu aucune réponse du Conseil fédéral. Il se met en pause pour mieux revenir.

par
Eric Felley
La police zurichoise est intervenue en masse pour déloger et arrêter les manifestants pro climat.

La police zurichoise est intervenue en masse pour déloger et arrêter les manifestants pro climat.

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«La police a arrêté sans distinction des porte-parole, des média-activistes, des observateurs légaux et des personnes portant simplement le symbole de l’extinction. La forte répression montre que la rébellion dérange fortement». Dans un communiqué publié en fin de semaine, le mouvement Extinction Rebellion fait un constat mitigé de sa semaine d’action visant à perturber la circulation en ville de Zurich. Mais il reviendra.

Conseil fédéral sourd

Comme on pouvait s’y attendre, leurs revendications à l’attention du Conseil fédéral sont restées lettres mortes. Il lui était demandé de déclarer l’urgence climatique et écologique, d’agir sans tarder pour stopper l’extinction des espèces et réduire les émissions de gaz à effets de serre d’ici 2025 et de convoquer des assemblées citoyennes.

Lors de la dernière journée d’action, vendredi, des dizaines de manifestants se sont fait arrêter. Sur l’ensemble de la semaine, ce sont plus de 200 personnes qui ont connu le même sort. «Ce chiffre impressionnant témoigne d’une chose, écrit le communiqué, qu’il est impossible de réprimer un mouvement de désobéissance civile non-violent comme Extinction Rebellion. Ces 200 personnes ont prouvé cette semaine qu’elles ne se souciaient pas d’être arrêtées, si c’est ce qu’il faut pour que la vérité sur l’urgence climatique soit entendue haut et fort»

Une pause pour mieux revenir

Sans réponse du Conseil fédéral, le mouvement a décidé de faire une pause: «Cette pause, note enfin les organisateurs, permettra simplement au mouvement de planifier le retour, de former d’avantage de personnes, de mobiliser davantage et de revenir plus forts dans quelques semaines, plus créatifs et plus perturbateurs. Car il n’y a tout simplement pas d’autres choix.»

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