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LucerneProcédure pénale ouverte contre le commandant

Nouveau rebondissement dans l'affaire du policier lucernois filmé en train de frapper à la tête un cambrioleur gisant au sol.

Le commandant de la police Beat Hensler, soupçonné d'avoir violé le secret de fonction.

Le commandant de la police Beat Hensler, soupçonné d'avoir violé le secret de fonction.

Keystone

Le Ministère public du canton de Lucerne a ouvert mercredi une procédure pénale contre le commandant de la police Beat Hensler. Ce dernier est soupçonné d'avoir violé le secret de fonction.

«Le Ministère public de Lucerne a engagé une procédure pénale contre Beat Hensler en raison de soupçons de violation du secret de fonction», a déclaré jeudi Simon Kopp, porte-parole du ministère public, confirmant des propos tenus mercredi soir dans l'émission «Rundschau» de la télévision alémanique SRF.

L'enquête a été confiée à une procureure du canton d'Uri.

Coups à la tête d'un cambrioleur

Une vidéo de surveillance diffusée le 21 août dans l'émission «Rundschau» est à l'origine de l'affaire. Les images montrent un policier d'élite lucernois donnant des coups de pied à la tête d'un cambrioleur, gisant au sol, pendant son arrestation.

Le commandant de la police cantonale a montré ses images à l'unité d'intervention «Luchs» de la police lucernoise trois semaines après les faits. Il n'a toutefois pas demandé l'autorisation à la procureure qui a ouvert une enquête pénale contre le policier qui a frappé le cambrioleur à la tête.

Caméra oubliée

L'agent n'a apparemment pas réalisé qu'une caméra de surveillance filmait la scène, qui s'est déroulée, selon «Rundschau», le 3 juin peu avant 04 heures dans un magasin de montres à Lucerne. Une enquête pénale a été ouverte en août contre le policier, suspendu depuis de ses fonctions.

Selon le commandant de la police cantonale lucernoise Beat Hensler, cette agression fait partie des 22 incidents sur lesquels enquête l'expert indépendant Jürg Sollberger pour le compte de la ministre lucernoise de la justice Yvonne Schärli.

D'après l'ancien juge cantonal bernois, sur ce nombre, un tiers des cas étaient de peu d'importance et un tiers des cas étaient graves.

(ats)

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