France: Procès Barbarin: jugement fixé au 7 mars

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FranceProcès Barbarin: jugement fixé au 7 mars

Dans l'affaire de non dénonciation d'actes pédophiles, le cardinal français Philippe Barbarin en saura plus sur son sort en mars.

Le parquet n'a pas requis de condamnation contre le cardinal Philippe Barbarin.

Le parquet n'a pas requis de condamnation contre le cardinal Philippe Barbarin.

AFP

Le tribunal correctionnel de Lyon rendra sa décision le 7 mars dans le procès contre le cardinal Barbarin et cinq anciens membres du diocèse de Lyon, a annoncé jeudi la présidente Brigitte Vernay.

Le parquet n'a pas requis de condamnation, arguant de la prescription des faits et de l'absence d'entrave à la justice de Philippe Barbarin et de ses coaccusés. Ces derniers comparaissaient depuis lundi pour non-dénonciation d'agressions sexuelles commises par un prêtre du diocèse sur de jeunes scouts avant 1991.

Merci d'avoir «secoué l'Eglise»

L'évêque auxiliaire de Lyon Emmanuel Gobilliard a remercié jeudi l'un des plaignants au procès du cardinal Barbarin d'avoir «secoué l'Eglise», tout en reconnaissant «des dysfonctionnements» en son sein.

«Merci d'avoir secoué l'Eglise parce qu'il y a des dysfonctionnements, il y a des difficultés, il faut qu'on change», a déclaré Mgr Gobilliard à François Devaux, président de l'association de victimes La parole libérée, en marge des dernières plaidoiries du procès contre Philippe Barbarin et cinq ex-responsables du diocèse.

Le prélat a aussi exprimé sa gratitude à François Devaux pour lui avoir permis d'entendre les témoignages de victimes. «Je ne suis plus le même homme avant et après», a-t-il insisté, déclarant s'exprimer en tant que responsable de l'Eglise lyonnaise.

«Au diocèse, on est là pour les gens, on n'est pas là pour se défendre soi-même», a-t-il poursuivi, reconnaissant «des silences» et alertant sur le danger du «cléricalisme». «On ne peut que vous souhaiter que ce soit le début», lui a répondu François Devaux, l'un des neuf plaignants ayant cité à comparaître le cardinal et cinq anciens membres du diocèse pour non-dénonciation d'agressions sexuelles - des abus commis par le père Bernard Preynat sur de jeunes scouts avant 1991.

«Je le fais en mon nom»

Après l'échange, le collaborateur du cardinal Barbarin a démenti toute forme de séance de rattrapage. «J'ai toujours été comme ça (...) personne n'est au courant, je le fais en mon nom», a-t-il assuré.

Ouvert lundi, ce procès portant sur les silences présumés de l'Eglise a donné lieu à des témoignages glaçants sur les actes du père Preynat. Le tribunal rendra sa décision le 7 mars.

(AFP)

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