22.12.2016 à 07:18

Etats-UnisProcès de Robert Durst: preuves examinées

Un juge américain a nommé un expert indépendant mercredi pour examiner la validité des pièces à conviction versées au procès de Robert Durst, accusé de meurtre.

Robert Durst présent à son procès.

Robert Durst présent à son procès.

AFP

L'accusé de 73 ans et héritier d'une fortune immobilière, arrivé en chaise roulante au tribunal de Los Angeles et dont la vie a fait l'objet d'une série documentaire à succès diffusée sur HBO, est accusé d'avoir assassiné son amie Susan Berman en 2000.

Il a plaidé non coupable le mois dernier.

Ses avocats contestent la validité des pièces à conviction, y compris un entretien de trois heures avec les procureurs après son arrestation en mars l'an dernier, ainsi que celle de 60 boîtes de documents appartenant à la famille Durst et saisis par les enquêteurs.

Témoins inquiets pour leur sécurité

L'un des procureurs, John Lewin, a déclaré au juge Mark Windham que «les témoins dans cette affaire sont de façon bien compréhensible inquiets pour leur sécurité» et a demandé une audience anticipée pour qu'ils puissent témoigner avant le procès afin de protéger leur identité, notamment l'un d'entre eux, un médecin new-yorkais octogénaire.

D'après l'accusation, les témoins potentiels craignent que leur arrive le même sort qu'à Mme Berman, tuée à la veille d'être entendue par les enquêteurs sur la disparition de la première femme de Robert Durst en 1982.

Robert Durst est également l'un des suspects dans cette disparition encore non élucidée, même s'il n'a jamais fait l'objet de poursuites.

«The Jinx: the life and deaths of Robert Durst», docu-série diffusée l'an dernier, se focalise sur la mort de Mme Berman et celle d'un voisin de Robert Durst qu'il a reconnu avoir tué et démembré. Il a été acquitté lors d'un procès en plaidant la légitime défense.

Dans «The Jinx», l'excentrique héritier - qui s'est un temps habillé en femme - semblait faire un aveu involontaire, se murmurant à lui-même alors qu'il était aux toilettes et que son micro sans fil était toujours allumé: «Qu'est-ce que j'ai fait ? Je les ai tous tués, évidemment».

Dans un entretien avec les procureurs à la suite de son arrestation, dont le transcript a été diffusé la semaine dernière, M. Durst affirme qu'il était «sous méthamphétamine» pendant le tournage du documentaire, et ajoute qu'il pourrait accepter un accord amiable avec les procureurs sur les chefs d'accusation de meurtre.

La prochaine audience aura lieu le 6 janvier.

(AFP)

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