Football: Proche de l'Europe, Sion attend le verdict du TAS
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FootballProche de l'Europe, Sion attend le verdict du TAS

Suspendu à la décision du TAS, le FC Sion est toujours privé de Coupe d’Europe. Une situation qui n’inquiète pas au demeurant Christian Constantin, son boss.

par
N.JR
Barthélemy Constantin et son père Christian Constantin.

Barthélemy Constantin et son père Christian Constantin.

Keystone

Voici un mois, le FC Sion vivait encore dangereusement. Battu 3-1 par NE Xamax dans le derby romand, le club de Tourbillon, végétant à la 8e place, avec seulement quatre points d’avance sur celle de barragiste, se trouvait à ce moment-là sous la menace d’un possible retour des joueurs de Stéphane Henchoz. Personne, en Valais, n’osait parler d’Europe, un mot alors tabou.

Quatre semaines ont depuis passé… Murat Yakin, après avoir très longtemps multiplié les changements (à la fois de joueurs et de système), a dégagé une équipe-type et le FC Sion enchaîne les succès. Le voici officiellement 7e, en progression d’un rang. Dans la réalité, en tenant compte des trois points qu’il va récupérer à la suite de sa victoire par forfait contre Grasshopper (ce qui sera fait quand la procédure sera terminée, le club zurichois pouvant encore déposer recours), le club valaisan se retrouve quatrième et donc déjà européen, non loin d’une troisième place occupée par le FC Thoune. Une place qui, suivant les finalistes de la Coupe de Suisse, pourrait être directement qualificative pour les poules de l’Europa League.

Constantin pas inquiet

Problème: le FC Sion est toujours sous le coup d’une interdiction de toutes compétitions européennes pendant deux ans suite à la sanction de l’UEFA prononcé en avril 2018. Il est reproché au club de n’avoir pas mentionné dans sa demande de licence pour l’exercice 2017-2018 l’existence d’une dette de 950'000 euros, une somme que Sion devait à Sochaux dans le cadre du transfert d’Ishmael Yartey (aujourd’hui à Nyon). Une erreur administrative intervenue alors que les deux clubs concernés étaient en discussion s’agissant des modalités de paiement.

A l’époque, le FC Sion avait aussitôt déposé recours auprès du Tribunal arbitral du Sport, à Lausanne, ce qu’il avait fait en déposant 30'000 francs de garantie (avance de frais). Une année plus tard, le TAS n’a toujours pas rendu sa décision, ce qui n’inquiète guère Christian Constantin.

«Je n’allais pas me préoccuper de ça, alors que l’on était proche d’être barragiste. Aujourd’hui que l’on peut viser le podium en championnat, les choses vont changer.» Pour le boss valaisan, pas question pour autant de s’affoler. «Quel était l’intérêt pour un tribunal de statuer alors que le club concerné se trouvait au fond du bac? C’est un peu comme si tu demandais d’ouvrir les installations pour skier en juillet alors qu’il n’y pas de neige!»

La passe de quatre?

Ce dimanche après-midi, face à des Lucernois qu’il a déjà battu à trois reprises cette saison (3-1, 2-0, 3-1), Sion visera la passe de quatre victoires de rang, ce qu’il n’a plus réalisé depuis le 26 octobre 2016. A l’époque, l’équipe alors dirigée par Peter Zeidler avait même aligné cinq victoires consécutives (Vaduz, Grasshopper, Lausanne, Lugano et Thoune), avant de craquer au stade de Suisse le 20 novembre (4-3 contre YB).

Deux ans et demi plus tard, l’Europe n’est plus une vue de l’esprit pour le «suspendu» Sion. «Si j’ai le droit d’y aller, je ne vais pas refuser…», conclut son président. A condition de faire le nécessaire dans quelques heures…

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