France: Projets d'attentats: 4 suspects en garde à vue

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FranceProjets d'attentats: 4 suspects en garde à vue

François Hollande a révélé que des projets d'attentats avaient été déjoués «cette semaine». Quatre personnes sont en garde à vue.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve devrait s'exprimer mercredi soir.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve devrait s'exprimer mercredi soir.

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Quatre personnes ont été interpellées cette semaine alors qu'elles préparaient un acte terroriste contre des installations militaires françaises, a déclaré mercredi 15 juillet le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Le président François Hollande avait parlé en fin d'après-midi d'attentats déjoués cette semaine en France, sans en dire davantage.

Les quatre personnes, âgées de 16 à 23 ans et dont l'une est un ancien militaire réformé de la marine nationale, ont été arrêtées lundi «à l'aube, en quatre points différents du territoire», a dit le ministre dans une déclaration à la presse. L'une d'elles était connue pour ses liens avec la mouvance djihadiste.

Les quatre suspects sont en garde à vue depuis lundi au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avait-on appris un peu plus tôt de source proche du dossier.

Les interpellations ont été effectuées par les agents de la DGSI dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 23 juin pour «association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme», a dit Bernard Cazeneuve.

Repéré pour son activisme

Le ministre a salué le «très minutieux travail» qui a précédé cette procédure. Le renseignement français a été pointé du doigt pour n'avoir pas repéré en amont les auteurs des attentats de janvier en région parisienne et de fin juin en Isère, malgré des liens pour ce dernier avec des personnes se trouvant en Syrie.

Bernard Cazeneuve a ainsi souligné que «le principal instigateur avait été repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de djihadistes français aujourd'hui incarcérés».

«Il avait également été signalé aux autorités du fait de ses velléités de départ en Syrie (...) Il avait fait l'objet d'un entretien administratif», a ajouté le ministre. Les trois autres suspects ont été identifiés par la suite lors d'échanges avec le premier.

Pas de lien avec Berre-L'Etang

Bernard Cazeneuve a par ailleurs précisé qu'aucun lien ne pouvait être établi à cette heure avec l'incendie, vraisemblablement d'origine criminelle, qui s'est produit mardi dans le complexe pétrochimique du groupe LyondellBasell à Berre-L'Etang, près de Marseille.

Il a enfin rappelé que 1850 Français ou résidents environ étaient actuellement impliqués dans les filières djihadistes, dont près de 500 se trouvent en Syrie ou en Irak. Quelque 2500 personnes ont fait l'objet d'un signalement pour radicalisation depuis un an et demi.

(AFP)

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