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ImplantsProthèses PIP: taux de rupture plus élevé qu'estimé en Angleterre

Le taux de rupture des implants mammaires PIP est 7x plus élevé qu'estimé en Grande-Bretagne, selon le principal groupe britannique de chirurgie esthétique.

Les prothèses mammaires PIP sont au centre d'un scandale planétaire ces dernières semaines.

Les prothèses mammaires PIP sont au centre d'un scandale planétaire ces dernières semaines.

Keystone

Le principal groupe britannique de chirurgie esthétique a révélé avoir enregistré un taux de rupture des implants mammaires PIP, au coeur d'un scandale planétaire, "sept" fois plus élevé qu'estimé jusqu'à présent au Royaume-Uni, a rapporté le Sunday Telegraph.

Les chiffres fournis par la société Transform expliquent la raison pour laquelle les autorités britanniques ont annoncé samedi l'ouverture d'une enquête sur les risques des prothèses PIP, fabriquées en France et portées par environ 42.000 femmes au Royaume-Uni.

Selon les chiffres cités par le Sunday Telegraph, un implant sur 14 posé par Transform s'est déchiré depuis 2006, ce qui représente un taux de rupture de 7%, alors que l'agence britannique de surveillance des produits médicaux (MHRA) évalue ce taux à 1% à l'échelle nationale. "Nous pensons - et cela a besoin d'être vérifié - que le taux de rupture est plus élevé, à environ 7%", a déclaré une source chez Transform, citée par le Sunday Telegraph.

L'Agence française des produits de santé (Afssaps) "suggère" elle "un taux de défaillance, notamment de rupture, d'environ 5% en France", selon le MHRA. Transform n'était pas joignable dimanche, et le ministère britannique de la Santé n'a pas souhaité commenter les chiffres publiés par le Sunday Telegraph.

Données contradictoires

"Il y a des données contradictoires sur le taux de rupture", a simplement expliqué un porte-parole du ministère pour justifier l'enquête en cours. "Nous avons besoin de comprendre quel est le taux de rupture", a-t-il ajouté, affirmant que "les femmes ne devraient pas être inquiètes et qu'elles n'ont pas besoin de se faire retirer ces implants sauf en cas de rupture".

Les autorités françaises ont, elles, recommandé aux 30.000 femmes qui portent en France des prothèses mammaires PIP de se les faire retirer. Certaines de ces prothèses sont remplies d'un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l'enveloppe de la prothèse, selon le gouvernement français. Vingt cas de cancers survenus chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP ont été déclarés en France aux autorités sanitaires.

(AFP)

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