Publié

FootballPSG-Barça en 2012-13: Paris apparaît, Messi disparaît, le Barça passe (ENCADRE)

Paris, 29 sept 2014 (AFP) - Il s'était passé quelque chose en avril 2013: le Paris SG avait tutoyé le Gotha européen en résistant au FC Barcelone (2-2, 1-1) en quarts de finale de Ligue des champions, prélude à des mois de doutes pour Messi.

La double confrontation a été riche en sensations. Au Parc des Princes, où Beckham était titularisé côté français, l'inévitable Messi ouvrait la marque dans un angle fermé côté gauche peu avant la pause (38e). Mais le match devenait fou à la fin. Ibrahimovic égalisait contre son ancien club en reprenant une tête de Thiago Silva sur le poteau (79e). Les deux gardiens s'illustraient enfin, avec Sirigu fauchant Alexis pour un penalty transformé par Xavi (89e), et Valdes faisant une faute de main sur une frappe de Matuidi, servi par Ibrahimovic, qui arrachait l'égalisation (90e 4). Au match retour, le PSG se présentait sans son principal moteur de l'entrejeu, Matuidi (suspendu), mais avec Verratti. Le club de la capitale y a cru pendant vingt minutes, entre le 1-0 signé Pastore, au bout d'une action de contre-attaque éclair achevée par une balle piquée (50e), et l'égalisation de Pedro, sur une remise de Villa, d'une frappe puissante et placée (71e). Au Camp Nou, Paris a réussi à déstabiliser Barcelone, à faire jeu égal. Il aura manqué de la précision aux attaquants parisiens qui se seront procuré finalement bon nombre d'occasions, surtout Ibrahimovic à l'aller et Lavezzi au retour. Si le Barça s'est qualifié pour les demi-finales mais sans gloire ni victoire, c'était aussi, peut-être, en raison du cas Messi. Le génial Argentin s'est blessé à la cuisse droite après son but et a dû se faire remplacer à la mi-temps du match aller. Et il n'est rentré que pour la dernière demi-heure du match retour, étant tout de même à l'origine de l'égalisation. La blessure de leur talisman avait porté un coup au moral des Catalans apparus tout à coup plus fébriles, d'ailleurs écrasés sans lui en demi-finales par le Bayern Munich (4-0, 3-0). Mais c'était surtout le début d'un long tunnel pour Messi, qui accumulera dans les mois suivants les pépins physiques et perdra son Ballon d'Or après quatre sacres consécutif, au profit de son grand rival Cristiano Ronaldo. Le premier sérieux coup d'arrêt pour la "Pulga" depuis son éclosion au plus haut niveau. Le scénario de l'aller et le but de Pastore au retour ont fait rêver d'exploit pour le PSG, face à un adversaire qui ne l'a toujours pas battu en matches à élimination directe (après le quart de C1 en 1995; 1-1, 2-1), outre la finale de C2 en 1997 (1-0 pour le Barça). L'expérience, quoique teintée de regrets, ressemble à une première pierre dans la construction d'un PSG qui "dream bigger" (rêve plus grand), selon son slogan, taillé à moyen terme pour remporter la plus prestigieuse des compétitions de clubs. "C'était l'objectif cette saison, être compétitif en Europe, s'était félicité l'entraîneur Carlo Ancelotti après l'élimination. C'était peut-être une petite surprise pour moi aussi d'avoir une équipe avec ce courage, ce caractère. C'est sûrement notre meilleur match, contre une des meilleures équipes du monde: c'est un très bon point de départ pour avoir un bel avenir au PSG". Echouer au même stade la saison suivante, face à Chelsea (3-1, 0-2), a laissé une impression bien plus mitigée. Mais le PSG qui avait fait trembler le Barça était devenu un adversaire redouté. ybl/pgr/jcp

(AFP)

Votre opinion