Suisse: Publicité mensongère pour chiens
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SuissePublicité mensongère pour chiens

La Commission suisse pour la loyauté a dénoncé ce mardi une publicité fallacieuse d'une entreprise de friandises pour chiens.

L'entreprise incriminé a entre autre tenté de faire croire que ses produits étaient n°1 sur le marché suisse.

L'entreprise incriminé a entre autre tenté de faire croire que ses produits étaient n°1 sur le marché suisse.

GAETAN BALLY, Keystone

La Commission suisse pour la loyauté (CSL) a approuvé une plainte contre une publicité vantant des bâtonnets de soins dentaires pour chiens. Selon elle, cette publicité contient des affirmations illicites, a-t-elle fait savoir mardi.

La commission a qualifié d'illicite l'assertion «C'est pourquoi les vétérinaires recommandent le plus souvent, lorsqu'il s'agit de friandises de soins dentaires,....».

Vétérinaires étrangers

Le détenteur de chien n'a pu apprendre qu'il s'agissait ici de vétérinaires allemands qu'à condition qu'il ait pu découvrir les indications imprimées en petits caractères dans la marge.

La publicité suscite donc l'impression fallacieuse selon laquelle il s'agit de vétérinaires suisses. Il n'est pas non plus suffisant de rectifier une assertion incorrecte en ajoutant une indication munie d'un astérisque. Dans le cas d'espèce, l'astérisque faisait même défaut dans le corps du texte.

Enfin, l'étude citée réalisée auprès de vétérinaires remonte déjà à quatre ans, elle n'est donc plus suffisamment pertinente pour la situation actuelle du marché.

Fausse promesse

La promesse «Le n° 1 pour les soins des dents canines!» était également illicite. De l'avis de la CSL, les destinataires moyens de cette publicité – à savoir les détenteurs de chiens domiciliés en Suisse – comprennent cette assertion comme une allégation de position unique allant dans le sens d'un leadership quantitatif de la marque en Suisse.

En l'absence d'une indication munie d'un astérisque, et au vu de la mise en page de la publicité qui, manifestement, visait exclusivement le marché suisse, il n'était pas reconnaissable que cette allégation se rapporte en réalité à une enquête réalisée à l'étranger.

La CSL a siégé le 20 juin dernier. Elle était appelée, entre autres, à se prononcer sur plusieurs publicités concernant des animaux.

(ats)

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