Arabie saoudite: Purge: les détenus libres après un accord financier
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Arabie saouditePurge: les détenus libres après un accord financier

Plus de 200 personnalités influentes ont été arrêtées dans le cadre d'une vaste purge. La plupart ont signé un accord financier.

Mohammed ben Salmane est à l'origine de cette purge.

Mohammed ben Salmane est à l'origine de cette purge.

Keystone

La plupart des personnalités arrêtées en novembre dans le cadre d'une opération anticorruption en Arabie saoudite ont accepté un arrangement financier en échange de leur libération, a déclaré mardi le procureur général.

Au total, plus de 200 personnalités influentes, dont des ministres, ex-ministres ou le prince milliardaire Al-Walid ben Talal, avaient été arrêtées dans le royaume. Cette purge est intervenue après la mise en place d'une commission anticorruption présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, nouvel homme fort de l'Arabie saoudite.

«La plupart des détenus qui font l'objet d'allégations de corruption de la part du comité (anticorruption) ont accepté un accord», a indiqué le procureur général dans un communiqué, ajoutant que 159 personnes étaient actuellement emprisonnées dans le cadre de cette affaire. «Des arrangements nécessaires sont en train d'être finalisés en vue de la conclusion de cet accord», a-t-il précisé.

Argent restitué

Dans un entretien au New York Times publié en novembre, Mohammed ben Salmane a déclaré que 95% des personnes détenues avaient accepté un «règlement» ou la restitution au Trésor saoudien d'avoirs ou d'argent liquide mal acquis, dans le cadre de négociations. Selon le procureur général d'Arabie saoudite, au moins 100 milliards de dollars ont été détournés ou utilisés à des fins de corruption dans le royaume depuis plusieurs décennies.

Une source proche du gouvernement avait fait état fin novembre de la libération du prince Metab ben Abdallah, fils du défunt roi Abdallah, arrêté dans le cadre de la purge. Il a été libéré après avoir payé plus d'un milliard de dollars dans le cadre d'un «accord transactionnel» avec des autorités, a indiqué l'agence Bloomberg News.

(ats)

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