03.09.2017 à 08:22

AsiePyongyang dit avoir testé une bombe H

Selon une agence sud-coréenne, ce sixième essai nucléaire était près de dix fois plus puissant que le précédent.

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Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont reporter leurs manoeuvres aériennes conjointes pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. (Dimanche 17 novembre 2019)

Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont reporter leurs manoeuvres aériennes conjointes pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. (Dimanche 17 novembre 2019)

Keystone
La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)

La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)

AFP
Washington s'est déclaré prêt à discuter avec Pyongyang. (Mercredi 21 août 2019)

Washington s'est déclaré prêt à discuter avec Pyongyang. (Mercredi 21 août 2019)

Keystone

La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir procédé à un essai réussi d'une bombe à hydrogène, indique la télévision officielle nord-coréenne. Pyongyang affirme que sa bombe H peut être embarquée sur un missile à longue portée.

L'essai s'est révélé être une «réussite parfaite», a déclaré une présentatrice de la Télévision centrale coréenne quelques heures après le sixième essai nucléaire nord-coréen. La chaîne a ajouté que ce nouvel essai, d'une puissance nettement supérieure aux précédents, constituait une étape «significative» dans la stratégie nucléaire du pays.

Cet essai a été ordonné par le dirigeant Kim Jong-un peu après l'annonce officielle que Pyongyang était parvenu à développer une nouvelle arme nucléaire dotée d'une «grande capacité destructrice», précise la télévision. Il s'agit du sixième test du genre mené par le régime nord-coréen depuis 2006.

Séisme de magnitude 6,3

Kim Jong-un s'est rendu dimanche à l'Institut des armes nucléaires où il a «observé une bombe H destinée à être chargée dans le nouveau missile intercontinental», a rapporté l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

L'essai mené dimanche a provoqué un séisme d'une magnitude de 6,3, enregistré à 11h30 (05h30 en Suisse) par l'institut américain de sismologie (USGS). La déflagration a été localisée à 24 km au nord-est de la localité de Sungjibaegam, dans la province de Hamgyeong Nord.

Une deuxième secousse d'une magnitude de 4,6 a par ailleurs secoué la Corée du Nord moins de dix minutes après la première secousse, a indiqué le Centre chinois de surveillance sismologique. Elle serait due à «un affaissement».

Les précédents essais nucléaires nord-coréens avaient tous entraîné des secousses telluriques détectées par les agences géologiques étrangères. Le dernier essai nucléaire nord-coréen date de septembre 2016.

Cinq fois Nagasaki

Cette nouvelle initiative du régime de Kim Jong-un pose un défi direct au président américain. Donald Trump s'était entretenu quelques heures auparavant au téléphone avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe de l'escalade de la crise nucléaire dans la péninsule coréenne.

Si la Corée du Nord «a réalisé un essai nucléaire, c'est absolument inacceptable», a réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe, peu avant que le gouvernement japonais ne confirme qu'il s'agissait bien d'un essai nucléaire.

Le président de la commission de la Défense du parlement sud-coréen a déclaré que cette secousse tellurique était le résultat d'une explosion de 100 kilotonnes. Cela qui représente quatre à cinq fois la puissance de la bombe larguée par les Américains sur Nagasaki.

Pékin et Séoul condamnent

Pékin a «condamné vigoureusement» le nouvel essai nucléaire effectué dimanche par la Corée du Nord. Le gouvernement chinois a exhorté Pyongyang à «cesser d'aggraver la situation» avec des «gestes qui ne servent pas ses intérêts».

La Corée du Nord «a ignoré l'opposition générale de la communauté internationale et effectué un nouveau test nucléaire. Le gouvernement chinois exprime son opposition résolue et condamne vigoureusement» cette action, a indiqué dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères.

Du côté de Séoul, le président sud-coréen Moon Jae-In a demandé dimanche «la punition la plus forte» contre la Corée du Nord après que Pyongyang a revendiqué l'essai réussi d'une bombe à hydrogène.

M. Moon a demandé «toutes les mesures diplomatiques, et notamment des sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU pour isoler complètement la Corée du Nord», a déclaré le conseiller du président Chung Eui-Yong après une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale.

(AFP)

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