Hockey sur glace: Qu'attendez-vous de la Suisse au Mondial?
Publié

Hockey sur glaceQu'attendez-vous de la Suisse au Mondial?

La Nati entame son Championnat du monde samedi face à l'Italie (12h15). La parole à trois experts. Et à vous.

par
Jérôme Reynard
Christoph Bertschy (à gauche) et Roman Josi sont prêts à en découdre.

Christoph Bertschy (à gauche) et Roman Josi sont prêts à en découdre.

Keystone

Finaliste de la dernière édition, l'équipe de Suisse pourra-t-elle confirmer sa montée en puissance sur la scène internationale en Slovaquie? La parole à trois experts. Et à vous.

----------

Geoffrey Vauclair: «La frontière entre une médaille et une sortie en quarts est mince»

«Depuis quelques années, la Suisse est passée à un niveau supérieur. Avec des joueurs comme Josi ou Hischier, elle peut aller loin. Maintenant, comme à chaque fois, cela va se jouer sur un match. Et cela va dépendre de son état de forme dans les rencontres à élimination. De son efficacité en situations spéciales et de ses gardiens, aussi. Jusqu'à aujourd'hui, un super résultat de la Nati est toujours passé par des prestations énormes de ses derniers remparts. Une chose est sûre, la frontière entre une médaille et une sortie en quarts de finale est mince. Si je dois pointer du doigt un aspect qui peut faire défaut dans notre sélection, c'est au niveau physique, de l'impact. Dans ce sens, les absences de Niederreiter et de Meier pourraient peser, par rapport à l'an passé.»

----------

Manuele Celio: «Cela dépendra de sa capacité à créer une véritable unité»

«Après la médaille d'argent de 2018, les attentes sont grandes. Mais tout le monde sait à quel point il est difficile de confirmer. L'équipe a de la confiance, elle présente un mélange intéressant de joueurs d'expérience et de jeunes qui ont faim. Malgré un léger déficit sur le plan physique, elle a les moyens d'atteindre les quarts de finale. Et puis, elle a suffisamment de qualités pour combler ce manque, d'autant que le physique n'est plus aussi important qu'il y a 10 ans. A partir des quarts, cela dépendra de plusieurs facteurs. Dont de sa capacité à créer une véritable unité et de son engagement, de son envie de lutter sur chaque puck. La phase de groupes nous montrera déjà si elle est prête à le faire.»

----------

Stéphane Rochette: «La sélection est moins forte que l'an dernier»

«Il ne faut pas s'attendre à de l'argent tous les ans. Dans ce sens, je crains que la Suisse retombe sur terre en Slovaquie. Qu'elle retrouve sa réalité, celle d'une équipe qui aura réussi son tournoi si elle atteint les quarts de finale. Bien sûr, derrière, sur un match, elle peut désormais battre tout le monde. Mais, à mon avis, la sélection est moins forte que l'an dernier, notamment physiquement et offensivement, en l'absence de Niederreiter et surtout de Meier, qui est sans doute le meilleur joueur helvétique du moment. Et puis, j'ai de la peine à comprendre certains choix. Pour moi, la Suisse ne sera pas dans le dernier carré. D'autant que les grandes nations profitent des éliminations de grosses cylindrées en NHL pour présenter des effectifs impressionnants.»

Votre opinion