Actualisé 04.07.2019 à 09:29

InterviewQuand Federer admet avoir confondu ses jumelles

Le grand magazine de mode «Vogue» a soumis le champion à un feu de questions sur le tennis, la mode, mais aussi sa vie de famille.

par
R.M.
Pour «Vogue», Federer a répondu à 73 questions en 12 minutes.

Pour «Vogue», Federer a répondu à 73 questions en 12 minutes.

Vogue

Des grands souvenirs, des petites anecdotes, du tennis, bien sûr, mais aussi de la mode ou des questions plus personnelles. Tel le menu d’une interview de Roger Federer, en anglais, diffusée mardi par «Vogue», juste avant l’entrée en lice du champion à Wimbledon.

Loin d’une interview sportive classique, le concept est intitulé «73 Questions» et dure une douzaine de minutes. Les questions s’alignent donc en mode mitraillette. Ça va vite et c’est plutôt sympa, le Bâlois devant répondre du tac au tac tandis qu’il emmène l’intervieweur d’un cours annexe au club house puis sur le court central du tournoi londonien.

Accro au chocolat

Qu’y apprend-on? Roger lâche une petite confidence amusante sur ses filles, Myla and Charlene. Il admet que quand elles étaient toutes petites, lorsqu’il n’avait pas leurs visages bien en face, il lui est arrivé de les confondre. Mais ça n’a pas duré: «maintenant je suis un pro», sourit-il. Toujours côté personnel, on lui demande ce qu’il a de plus suisse. Son côté «chocoholic», lâche-t-il. Ou il raconte avoir été fan de la série Prison Break.

Dans le flot de questions, on parle évidemment beaucoup tennis. L’homme aux vingt titres du grand chelem revient sans trop de surprise sur l’immense émotion de sa première levée du grand chelem, à Londres, dans le tournoi qu’il chérit tant, en 2003. Mais il glisse aussi que s’il pouvait choisir de rejouer un match, ce serait la finale de l’US Open 2009, perdue contre Del Potro.

Hommage à Nadal

L’interview contient quelques jolis moments. Quand le champion conseille à des ramasseurs de balles de «rêver en grand» – «dream big». Ou lorsqu’il évoque Nadal. L’Espagnol est «intense sur le court, super honnête et ouvert en dehors», note le Suisse.

Federer répond un peu plus tard à deux questions. Quel est l’adversaire qu’il redoute le plus? «Rafael Nadal». Et celui qu’il préfère affronter? «Rafael Nadal»… Joli hommage.

L’interview, enfin, contient une scène franchement comique. Roger est sur la pelouse du court central. Les gradins sont vides. Le journaliste lui demande s’il peut le rejoindre sur le gazon. Federer répond que ça ne lui pose aucun problème. Mais qu’il faudrait demander à Neil.

Ce type ne rigole pas

La caméra se tourne vers le Neil en question. Il est au téléphone, assis dans les gradins. Il lève la tête et lance un «non» définitif… Pas d’explications, pas de formule de politesse, juste ce refus. Et apparemment, on ne contredit pas ce Neil: le journaliste n’insiste pas…

Neil ne plaisante pas...

Neil ne plaisante pas...

Vérification faite, il s’agit de Neil Stubley, le «Head Groundsman» de Wimbledon, soit le jardinier en chef. C’est en somme une nouvelle preuve que le cour central du tournoi est le jardin de Federer et de personne d’autres.

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