étude: Quand Federer joue, les urgences des hôpitaux se vident

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étudeQuand Federer joue, les urgences des hôpitaux se vident

Lors de grands matches de tennis, la fréquentation des urgences baisse, affirme une étude genevoise pour le moins étonnante.

par
Renaud Michiels
Quand Federer joue, on oublie d'aller aux urgences...

Quand Federer joue, on oublie d'aller aux urgences...

AFP

«Le tennis, une thérapie?» ont tweeté ce vendredi matin les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Et d'indiquer: «Roger Federer sera surpris, selon une étude des HUG et de la clinique La Colline, la fréquentation des services d'urgences genevois baisse» lors de diffusions de grands matches de tennis.

Délirant? Non, ce message renvoie à une étude sérieuse publiée par «BMC Emergency Medicine». Elle a été menée entre mai 2013 et août 2017 dans les services d'urgences des HUG et de La Colline. Et les résultats sont étonnants: en moyenne, lorsque les stars de la petite balle jaune s'affrontent lors de grands rendez-vous, la fréquentation des urgences baisse de 10%.

L'effet Nadal est comparable

Dans le détail, les chercheurs ont analysé les fréquentations des urgences lors des demi-finales et finales masculines de Roland-Garros, de Wimbledon et des Masters. Baisse constatée: 7% en moyenne lors d'une demi-finale. 15% lors d'une finale.

L'étude précise qu'un Suisse – donc parfois Wawrinka, souvent Federer – était en lice lors de 40% des finales observées. 46% pour les demies. Mais que la participation de nos champions n'a que peu d'effet sur les résultats. Les chercheurs imaginent que quand on est fan de Roger ou Stan, on est aussi fan de tennis en général. Nadal ou Djokovic sont donc aussi excellents pour la santé.

Mais comment expliquer ce phénomène? Les auteurs de l'étude avouent ne pas trop le savoir. Mais avancent que leurs résultats «suggèrent que certaines consultations ont tout simplement été évitées». On veut d'abord savoir qui va gagner. La santé attendra…

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