Italie: «Quand je suis arrivée, j'ai eu envie de vomir»
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Italie«Quand je suis arrivée, j'ai eu envie de vomir»

Une collision ferroviaire a fait au moins 25 morts et des dizaines de blessés, mardi dans la région des Pouilles.

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Des funérailles solennelles pour 13 des 23 victimes de la collision de deux trains mardi dans le sud de l'Italie ont eu lieu samedi à Andria à proximité du lieu de l'accident. (Samedi 16 juillet 2016)

Des funérailles solennelles pour 13 des 23 victimes de la collision de deux trains mardi dans le sud de l'Italie ont eu lieu samedi à Andria à proximité du lieu de l'accident. (Samedi 16 juillet 2016)

Keystone
Le chef de l'une des deux gares entre lesquelles s'est produit l'accident ferroviaire ayant fait 23 morts dans le sud de l'Italie a reconnu son erreur. Il a admis avoir fait partir le train de la collision, rapportent jeudi les médias. (Jeudi 14 juillet 2016)

Le chef de l'une des deux gares entre lesquelles s'est produit l'accident ferroviaire ayant fait 23 morts dans le sud de l'Italie a reconnu son erreur. Il a admis avoir fait partir le train de la collision, rapportent jeudi les médias. (Jeudi 14 juillet 2016)

Reuters
La vétusté des trains est pointée du doigt, après l'accident qui a coûté la vie à 27 personnes, mardi, dans une collision entre deux trains, dans les Pouilles, en Italie. (Mercredi 13 juillet 2016)

La vétusté des trains est pointée du doigt, après l'accident qui a coûté la vie à 27 personnes, mardi, dans une collision entre deux trains, dans les Pouilles, en Italie. (Mercredi 13 juillet 2016)

AP

Vingt-cinq personnes au moins ont trouvé la mort et plusieurs dizaines ont été blessées dans une collision frontale entre deux trains mardi dans le sud de l'Italie, dans la région des Pouilles. Les circonstances de cet accident n'étaient toujours claires jusqu'ici.

Les autorités locales ont lancé un appel aux donneurs de sang. Elles ont aussi rappelé tous les médecins et infirmières qui se trouvaient au repos, annulant toutes les opérations non urgentes dans les hôpitaux. Interrogé par l'ats, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a indiqué qu'aucun ressortissant suisse figurait parmi les personnes qui ont perdu la vie ou ont été blessées.

Arrivé sur les lieux de cette catastrophe, le ministre italien des Transports Graziano Delrio s'est refusé à donner un bilan de l'accident. Il a simplement évoqué un choc «très violent» entre les deux trains et annoncé l'ouverture d'une enquête.

Pas de double voie à cet endroit

L'accident s'est produit lors d'une collision frontale entre deux convois composés de quatre voitures chacun. Ces trains se trouvaient sur la même ligne ferroviaire locale, un des rares endroits où il n'y a pas de double voie, selon des images diffusées sur les télévisions.

La protection civile locale, interrogée par l'AFP, a parlé d'informations partielles et s'est refusée pour sa part de donner un bilan. «C'est un désastre comme si un avion s'était écrasé», a commenté sur Facebook Massimo Mazzilli, maire de Corato, une petite localité située juste à côté du lieu de l'accident.

«Quand je suis arrivée sur les lieux j'ai eu envie de vomir. Ce trajet est surtout emprunté par des jeunes, des étudiants de l'université de Bari, il assure la liaison entre les petites villes et l'université», a déclaré sur Rai News 24 Lucia Olivieri, journaliste d'un site d'informations locales, Andria Live.it.

Enfant vivant

Les secouristes ont extrait un enfant vivant de l'amas de tôle des wagons de tête et l'ont héliporté vers un hôpital local. Des dizaines de véhicules de secours, des ambulances, des forces de l'ordre et des pompiers sont arrivés sur les lieux de l'accident, selon des images diffusées par les télévisions.

Les secouristes travaillaient dans des circonstances difficiles, car même si l'accident s'est produit à un endroit facile d'accès, la température ambiante approchait les 40°C.

Les mots de Matteo Renzi

Ses circonstances n'étaient pas claires dans l'immédiat, mais le chef du gouvernement Matteo Renzi a promis que toute la lumière serait faite sur cette tragédie. «Nous ne nous arrêterons pas tant que toute la lumière ne sera pas faite. Maintenant c'est le moment des larmes et il faut en premier lieu récupérer les victimes et les blessés», a déclaré M. Renzi, qui s'est rendu dans la soirée sur les lieux de l'accident.

Des sources de la société des chemins de fer privée Ferrotramviaria, qui exploite cette liaison, ont affirmé à l'agence AGI n'avoir aucune explication pour le moment sur les causes de l'accident.

L'Italie n'a pas connu ces dernières années d'accidents de la circulation ayant fait autant de morts. Le dernier accident avec un bilan de victimes très élevé remonte à juillet 2013. Un accident de car avait alors fait 38 morts.

Le dernier accident ferroviaire remonte au 24 novembre 2012 lorsqu'un train régional en Calabre (sud) est entré en collision avec une voiture qui transportait des travailleurs roumains employés dans la récolte des clémentines, faisant six morts. Deux ans avant, le déraillement d'un train de voyageurs suite à un glissement de terrain dans la région de Merano (nord) avait fait neuf morts et 28 blessés.

(AFP)

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