Avions de combat - Quand Ueli Maurer tacle le choix du F-35
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Avions de combatQuand Ueli Maurer tacle le choix du F-35

L’ancien chef du DDPS semble regretter le choix du Conseil fédéral en faveur de l’avion américain. Pour lui, le Gripen aurait largement suffi à l’armée suisse.

par
Eric Felley
L’actuel chef des Finances fédérales se souvient: «Avec le Gripen, j’ai essayé d’encadrer les exigences maximales de l’armée. Elle a tendance à penser que seul le meilleur des meilleurs avions est assez bon».

L’actuel chef des Finances fédérales se souvient: «Avec le Gripen, j’ai essayé d’encadrer les exigences maximales de l’armée. Elle a tendance à penser que seul le meilleur des meilleurs avions est assez bon».

AFP/Lockheed Martin

Alors qu’une initiative est en cours de récolte de signatures pour contre l’achat de l’avion américain F-35 de Lockheed Martin, voilà que l’ancien chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, Ueli Maurer, lance une pique contre le choix du Conseil fédéral et indirectement contre l’armée qui a fait son choix.

3,5 milliards de la France

Selon le site «Watson», dans un article paru vendredi, en cas d’achat du Rafale, la France aurait versé quelque 3,5 milliards de francs à la Suisse grâce à un accord fiscal. À la question de savoir si le chef des Finances fédérales regrette la perte de cet argent avec le choix de l’avion américain, il répond: «Le Conseil fédéral estimait que les éventuelles concessions de la France ne compensaient pas la supériorité technique du F-35. La Suisse a-t-elle besoin d’un jet à haute performance comme le F-35? À l’époque, j’aurais voulu le Gripen et je continue de penser qu’il aurait été parfait pour la Suisse. Mais le peuple a dit non. Maintenant, nous allons voir s’il veut le F-35.»​

«Pourtant le Gripen aurait suffi»

La récolte des signatures contre le F-35 a commencé à fin août 2021 et le délai imparti court jusqu’au 1er mars 2023. Ueli Maurer souligne que le Conseil fédéral «a respecté les règles de l’appel d’offres selon lesquelles le meilleur rapport qualité-prix était déterminant et les aspects politiques n’étaient pas pris en compte».​ Mais il n’en démord pas: «Avec le Gripen, j’ai essayé d’encadrer les exigences maximales de l’armée. Elle a tendance à penser que seul le meilleur des meilleurs avions est assez bon. Pourtant, le Gripen aurait suffi à la Suisse».

Rappelons qu’en mai 2014, la Suisse avait refusé l’achat des Gripen par 53,8% des voix. Ce sont les cantons romands qui avaient coulé le projet cher à Ueli Maurer avec plus de 60% de non.

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