Hockey sur glace - Quart de finale contre l’Allemagne: attention, danger!
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Hockey sur glaceQuart de finale contre l’Allemagne: attention, danger!

L’équipe de Suisse est favorite de son quart de finale contre le voisin allemand. Voici les atouts de la sélection germanique et les dangers qui guettent le groupe de Patrick Fischer.

par
Cyrill Pasche
L’équipe d’Allemagne se dresse sur le chemin de l’équipe de Suisse, jeudi, en quarts de finale. 

L’équipe d’Allemagne se dresse sur le chemin de l’équipe de Suisse, jeudi, en quarts de finale.

Claudio Thoma/freshfocus

1. Et à la fin, c’est l’Allemagne qui… gagne

Les tête à tête face à l’Allemagne tournent clairement à l’avantage des Suisses, mais les Allemands savent gagner quand cela compte vraiment, c’est-à-dire lors des matches à élimination directe. Comme en 2018 aux JO de PyeongChang (1-2 ap en huitièmes de finale) sur la route de la finale olympique finalement perdue de manière dramatique contre les Russes. Neuf Suisses présents à Riga étaient de la partie en Corée du Sud.

Ou alors comme en 2010 à Cologne, lorsque les Allemands, pourtant inférieurs sur le papier, avaient éliminé la Suisse en quarts de finale devant leur public. La dernière victoire helvétique à un championnat du monde remonte à 2015, à Prague, durant la phase de groupe (1-0).

2. Avec Ville Peltonen pour bétonner

Ville Peltonen (à gauche) est l’entraîneur assistant de la sélection allemande.

Ville Peltonen (à gauche) est l’entraîneur assistant de la sélection allemande.

Claudio Thoma/freshfocus

Tiens, mais qui est cet entraîneur au visage familier sur le banc de la sélection allemande? Ville Peltonen, l’ancien coach du LHC et futur technicien du IFK Helsinki! Le Finlandais avait déjà donné un coup de main à l’équipe allemande au mois de novembre passé lorsque le «Bundestrainer» Toni Söderholm avait dû jeter l’éponge pour cause de Coronavirus. Avec Peltonen dans un rôle d’entraîneur assistant, l’Allemagne bénéficie de l’expertise d’un fin tacticien et d’un connaisseur du hockey suisse. «Avec Ville sur leur banc, cette équipe d’Allemagne sera bien en place défensivement et très structurée», a souligné Christoph Bertschy, qui avait côtoyé le coach finlandais au LHC durant un peu plus d’une saison. A Riga, Peltonen est en charge du power-play et des attaquants.

3. Une belle générations de joueurs

Qu’il semble loin le temps où les équipes allemandes répondaient aux stéréotypes d’équipes rugueuses et limitées techniquement. Le hockey allemand a enregistré des progrès fulgurants, ces dernières années. A un tel point qu’il produit désormais des vedettes de la NHL comme Leon Draisaitl (Edmonton Oilers), rien de moins que le MVP de la saison 2019/2020, ou Tim Stützle, le prodige de 18 ans sous contrat avec les Ottawa Senators. Coup de bol pour la Suisse, ces deux joueurs ne sont pas du voyage à Riga.

Mais l’Allemagne possède toute de même quelques éléments qui n’ont pas grand-chose à envier aux meilleurs joueurs helvétiques: les attaquants Dominik Kahun (Edmonton Oilers), Tobias Rieder (Buffalo Sabres), Lean Bergmann (San Jose Sharks), le routinier Mathias Plachta (Adler Mannheim), le défenseur Moritz Seider (prêté à Rögle, Suède, par les Detroit Red Wings) ou encore le premier bloc des Eisbären Berlin, l’équipe championne d’Allemagne, composé de Lukas Reichel, Leo Pföderl et Marcel Noebels (touché mardi contre la Lettonie, il est toutefois incertain). Comme la Suisse, le hockey allemand possède actuellement une génération dorée.

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