Motocyclisme - Quartararo n’a pas retrouvé sa voix!
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MotocyclismeQuartararo n’a pas retrouvé sa voix!

Assuré de son titre mondial MotoGP depuis deux semaines, le Français Fabio Quartararo a été un homme très pris ces dix derniers jours. Mais Dieu que les fêtes furent belles...

par
Jean-Claude Schertenleib

Il s’excuse immédiatement en se présentant en conférence de presse pré-GP d’Algarve, à Portimão: «Désolé, je n’ai pas encore complètement retrouvé ma voix!» Les fêtes qui ont suivi le sacre de Quartararo à Misano ont été belles: «Le soir, avec toute l’équipe. Puis, j’ai pris quelques jours pour profiter de ce moment avec ma famille. Après, il a fallu reprendre l’entraînement, ce n’était pas facile, mais c’était nécessaire après autant de fêtes», rigole le Niçois.

AFP

La «triple couronne»

Qui a une nouvelle mission pour ces deux dernières courses: tenter la «triple couronne». Le titre pilotes est assuré, au championnat du monde des constructeurs, Yamaha compte 12 points de retard sur Ducati et dans le classement des équipes, le team Movistar Yamaha est en tête, précédant le team Ducati Lenovo de 13 longueurs.


Rémy Gardner, le fils à papa?

En tête du championnat Moto2 avec 18 points d’avance sur son équipier Raúl Fernández, l’Australien Remy Gardner peut mathématiquement s’assurer son premier titre mondial dimanche. Pour cela, il devra marquer 8 points de plus que son voisin de stand – avec 7 points, il arriverait à + 25, mais Fernández a plus de victoires que lui.

Fils du champion du monde 500 cm3 de 1987, Wayne «Crocodile» Gardner, Remy sait ce qu’il doit à son papa, qui a très tôt compris qu’il fallait venir s’installer en Espagne pour pouvoir espérer percer. Son père, comme tous les papas du monde, a tout fait, parfois même un peu trop – c’est un réflexe humain – et Remy a compris ces dernières années qu’une certaine distance n’était pas inutile.

Ainsi, ces dix derniers jours, il n’a reçu aucun conseil de Wayne, mais une indiscrétion nous apprend qu’il est bien le fils à son père: «Comment je vis cette situation depuis que je sais que le titre peut être assuré dimanche? Très bien, ma vie n’a pas changé depuis le dernier GP, je me suis entraîné et j’ai bu quelques bières...» Wayne, lui, en buvait quelques-unes... parfois de trop! Autres temps, autres habitudes...


La phrase

«Si je peux gagner la course, j’essaierai. Et si je ne le peux pas, j’essaierai aussi.»

Raúl Fernández

Le rookie espagnol Raúl Fernández, qui a commis l’une de ses rares fautes lors du GP d’Emilie-Romagne (chute, alors qu’il était nettement en tête) n’a pas dit son dernier mot. Le circuit de Portimão? C’est là que Remy Gardner a remporté son premier GP en fin de saison dernière; c’est là aussi que, ce printemps, Raúl Fernández s’est imposé pour la première fois en Moto2.


Aki Ajo, «iceman» faiseur de champions

Gardner et Fernández portent les mêmes couleurs, celles du team Red Bull KTM du Finlandais Aki Ajo. En Moto3, c’est encore un pilote de la même équipe, Pedro Acosta, qui est le mieux placé – 21 points d’avance sur l’Italien Dennis Foggia – pour le titre. Avec déjà six titres mondiaux à son actif (Di Meglio et Marc Márquez en 125 cm3, Cortese et Brad Binder en Moto3, Zarco à deux reprises en Moto2), cet ancien pilote est un digne représentant des «icemen» de son pays: «Sa plus grande qualité? Il essaie de nous faire garder la tête froide», rigole Acosta. Et ce n’est pas toujours facile...


Attention au programme

C’est une habitude lorsqu’on roule au Portugal et/ou, en Grande-Betagne – une heure de différence par rapport à l’Europe centrale -, l’ordonnance traditionnelle des courses, dimanche, a été modifié. On commencera comme toujours par le Moto3 (12 h 20, heure suisse), on poursuivra avec le MotoGP (14 heures) et Tom Lüthi et ses collègues de la classe Moto2 boucleront le programme, à 15 h 30.


Aegerter ne sera pas le seul Suisse au gala F.I.M.

Le samedi 4 décembre prochain, les différents champions du monde de la F.I.M., toutes disciplines confondues, seront honorés par la Fédération international lors du désormais traditionnel gala de Monte-Carlo. Champion du monde supersport – un dernier week-end de course l’attend, dans dix jours, en Indonésie -, Dominique Aegerter ne sera pas le seul Suisse à l’honneur.

En effet, il y a une semaine au Portugal, le Bernois Markus Schlosser et son passager Marcel Fries sont devenus champions du monde side-cars, un titre qui revient pour la première fois à la Suisse depuis l’époque de gloire de Rolf Biland. Schlosser, qui roulait déjà quand le roi de la discipline gagnait encore, est aussi devenu, à 49 ans, le plus âgé des pilotes de side-cars sacrés.

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