Hockey sur glace: Quarts de finale au Mondial: les Etats-Unis sous la loupe
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Hockey sur glaceQuarts de finale au Mondial: les États-Unis sous la loupe

La Suisse affronte l’équipe américaine en quart de finale du Mondial jeudi à 19h20. 

par
Cyrill Pasche
(Helsinki)
Le défenseur Seth Jones et ses coéquipiers ont de solides arguments à faire valoir. La Suisse réussira-t-elle à imposer sa force?

Le défenseur Seth Jones et ses coéquipiers ont de solides arguments à faire valoir. La Suisse réussira-t-elle à imposer sa force?

AFP

Première du groupe A, l’équipe de Suisse défiera les États-Unis, quatrièmes du groupe B, au stade des quarts de finale du Championnat du monde. La sélection de Patrick Fischer – sur le papier du moins – part favorite. Mais en face, il y a tout de même du costaud avec une formation américaine presque intégralement composée de joueurs de NHL. 

Qui est la star de l’équipe américaine?

Seth Jones (Chicago Blackhawks) est le joueur le plus connu de l’équipe US et le capitaine de la sélection américaine. L’ancien coéquipier de Roman Josi à Nashville fait partie des meilleurs défenseurs de NHL. Échangé à Chicago la saison passée en provenance des Columbus Blue Jackets, l’Américain de 1m93 pour 100 kg sur la balance dispute ses troisièmes Mondiaux avec les USA (2014, 2015, 2022). Il avait d’ailleurs été élu meilleur défenseur en 2014 et avait décroché le bronze l’année suivante, en 2015. Il a été le quatrième choix de la draft 2013 (Nashville Predators). Depuis le début du tournoi en Finlande, Jones a obtenu un but et trois passes en sept matches. Avec 25’32’’ de jeu par match, il est le joueur le plus utilisé par son entraîneur David Quinn. 

Qui sont ces internationaux US?

Les Américains en chiffres

Vingt des 25 sélectionnés jouent dans des clubs de NHL. Le solde provient des ligues mineures (AHL) et du circuit universitaire NCCA. Un seul joueur américain est sous contrat en Europe. Il s’agit du gardien Strauss Mann, employé de Skelleftea en Suède. La sélection américaine est l’une des plus jeunes du tournoi (14e sur 16 équipes) avec une moyenne d’âge de 25 ans. Mais elle la 4e en taille (185, 28 cm) et la 9e au niveau du poids (87,56 kilos).

Deux joueurs de la sélection ont même des liens avec la Suisse: Alex Galchenyuk (28 ans), qui a vécu quelque temps à Sierre pendant que son père, le Biélorusse Alexandr Galchenyuk, était de passage au club durant la saison 2001-2002 de LNB. Le deuxième est Thomas Bordeleau (20 ans), étoile montante de NHL et coéquipier de Timo Meier chez les San Jose Sharks, qui n’est autre que le fils de Sébastien Bordeleau, l’ancien attaquant du CP Berne (de 2002 à 2009) et du HC Bienne (de 2009 à 2012). 

Qui est l’entraîneur de la sélection américaine?

Le parcours américain au Mondial 2022

David Quinn, 55 ans, est l’ancien coach des New York Rangers entre 2018 et 2021. Il avait aussi dirigé l’équipe américaine lors des Jeux olympiques de Pékin (élimination face à la Slovaquie en quart de finale). «Notre plan de match sera de jouer selon notre identité, a souligné Quinn avant le quart contre les Suisses. Nous voulons un jeu honnête, avec beaucoup de rythme.»

L’équipe US a mis du temps avant de trouver ses marques dans ce tournoi. A leur décharge, les Américains n’ont eu que trois entraînements avant le début de la compétition pour faire connaissance et apprivoiser le système de jeu. «Raison pour laquelle nous essayons de jouer le plus simplement possible», a ajouté l’entraîneur américain, qui espère retrouver un poste en NHL la saison prochaine, selon ses dires. 

Les dernières confrontations avec les USA?

La dernière fois que la Suisse a affronté les États-Unis dans un Championnat du monde, c’était en 2015 en Tchéquie. A Ostrava en quart de finale – avec le Canadien Glen Hanlon comme entraîneur et Roman Josi en renfort - la sélection helvétique s’était toutefois inclinée 1-3 contre les Américains (Seth Jones était aussi là et Josi avait marqué le seul but suisse). Les États-Unis avaient ensuite remporté la médaille de bronze. 

Globalement, le bilan helvétique contre les États-Unis n’est pas reluisant: il faut remonter jusqu’en 2013 pour trouver trace de la dernière victoire dans une grande compétition. Au Championnat du monde à Stockholm, la Suisse avait alors battu les Américains 3-0 en demi-finale dans ce qui reste à ce jour un des plus grands matches de l’équipe de Suisse à un Mondial. 

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