Election à la Municipalité: Quatre candidats en lice pour le 2e tour à Lausanne

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Election à la MunicipalitéQuatre candidats en lice pour le 2e tour à Lausanne

Après le raz-de-marée de la gauche dimanche qui a décroché six des sept fauteuils à la municipalité, il ne reste plus qu'un siège à attribuer le 20 mars. L'élection ne sera toutefois pas tacite.

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Il n'y aura finalement pas d'élection tacite pour le deuxième tour à la municipalité de Lausanne: quatre candidats sont en lice pour décrocher le dernier siège vacant. Arrivé septième dimanche, le PLR Pierre-Antoine Hildbrand est le grandissime favori.

Après le raz-de-marée de la gauche dimanche qui a décroché six des sept fauteuils à la municipalité (3 PS, 2 Verts et 1 POP), il ne reste plus qu'un siège à attribuer le 20 mars prochain. Il semblait promis au libéral-radical Pierre-Antoine Hildbrand (7856 voix), son co-listier Mathieu Blanc, arrivé 80 voix derrière lui et les candidats UDC et du Centre (PDC et Vert'libéraux) s'étant désistés.

Mais trois candidats sont sortis du bois mardi, lors du dépôt des listes: Hadrien Buclin, de Solidarités (13e dimanche avec 2391 voix) et Sandrine Cornut de Somos (15e, 1101 voix) ont décidé de maintenir leur candidature. Et un nouveau-venu, Sinclair Bendo, se lance sur la liste du «Juste Milieu» pour faire entendre la «voix des étrangers».

Un seul PLR

Pierre-Antoine Hildbrand, 39 ans, secrétaire au Centre patronal, défendra le siège PLR actuellement occupé par Olivier Français, qui ne se représentait pas. Comme son prédécesseur, il devrait être l'unique représentant de droite au sein de l'exécutif lausannois, le PLR ayant échoué à faire passer son duo de candidats.

Pour le deuxième tour, il croisera le fer avec Hadrien Buclin, de Solidarités, qui se lance pour offrir un choix démocratique aux électeurs. Surtout, c'est pour lui l'occasion de faire campagne contre le volet vaudois de la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), «un cadeau fiscal aux grands actionnaires», selon lui. L'objet est également soumis au vote le 20 mars.

Une voix pour les femmes et les étrangers

Sandrine Cornut, de Somos, se présente pour qu'une femme soit candidate au deuxième tour. Somos, un mouvement citoyen inspiré de Podemos, est né fin 2015. Il réclame plus de justice sociale. «Je vais me battre pour plus de transparence dans le financement de l'assurance-maladie, dans l'immobilier et pour un accueil correct des réfugiés», a expliqué Sandrine Cornut.

Sinclair Bendo, ingénieur électricien aujourd'hui chef de projet à la ville de Lausanne, n'était pas en lice au premier tour. S'il franchit le pas, c'est pour «porter la voix des étrangers». Originaire de la République centrafricaine, le candidat est naturalisé suisse.

«Je suis pour la cohésion sociale. J'ai des propositions concrètes à faire en matière d'environnement et de sécurité, tout un programme», explique celui qui a fait partie, un temps, du mouvement Somos. Il se décrit entre la gauche et la droite, «entre idéalisme et réalisme, le cœur à gauche et la tête à droite».

Dépenses superflues

Ces candidatures sonnent le glas d'une élection tacite au deuxième tour, espérées par beaucoup. Les deux candidats du Centre (PDC et Vert'libéraux) ont renoncé à se représenter «pour éviter des dépenses électorales superflues». Le coût d'un deuxième tour d'élections avoisine les 200'000 francs, selon la ville de Lausanne.

«On n'abuse pas des deniers publics», a rétorqué Sandrine Cornut. Cela fait partie de l'exercice des droits politiques. Est-ce beaucoup d'argent si on compare avec les plus de deux milliards de dette de la ville ou avec la «fête privée offerte pour les 100 ans du CIO», qui s'est soldée par un déficit d'un million, dit-elle.

(ats)

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