12.11.2015 à 21:02

FranceQuatre salariés virés suite aux violences à Air France

La direction a également annoncé qu'une procédure était engagée pour un élu du personnel.

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Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

archive/photo d'illustration, AFP
Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Reuters
Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

AFP

La compagnie aérienne Air France a sanctionné 16 salariés, dont quatre vont être licenciés, à la suite des violences qui avaient émaillé le comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre, a déclaré un porte-parole de la compagnie, confirmant une information de la Europe 1.

Parmi les six salariés accusés d'agressions physiques, faits les plus graves, quatre ont été informés en début de semaine de leur futur licenciement pour faute lourde, a-t-il précisé. Un cinquième salarié, représentant du personnel, fera l'objet d'une procédure plus longue, le licenciement devant être autorisé par l'inspection du travail, tandis que les faits d'agressions physiques n'ont pas été retenus pour le sixième, a dit le porte-parole.

Chemises arrachées

Air France a en outre mis à pied sans solde 11 salariés pendant 15 jours pour avoir ouvert par effraction un portail d'accès au siège de la compagnie, a-t-il ajouté. Ces sanctions font suite aux échauffourées qui avaient eu lieu lors du CCE du 5 octobre, où ont été annoncées des mesures drastiques après l'échec des négociations avec les syndicats. Deux cadres de la compagnie, dont le directeur des ressources humaines, s'étaient fait arracher leur chemise.

L'intersyndicale d'Air France a appelé à manifester contre ces sanctions le 19 novembre, jour d'un nouveau CCE destiné à discuter des mesures de restructuration prévues par la compagnie, qui pourrait supprimer 2900 postes d'ici 2017. Six salariés identifiés sur des images vidéo font en outre l'objet d'une procédure judiciaire. Ils passeront en jugement le 2 décembre prochain.

(AFP)

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