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ConcoursQuatre visions d'une nouvelle rade primées

Les lauréats du concours d'idées pour l'aménagement de la rade de Genève ont été dévoilés mardi.

«Le point de départ de ce concours repose sur un constat: nous disposons d'un site naturel sublime, mais son potentiel n'est pas complètement utilisé», a indiqué mardi devant les médias le maire de la Ville de Genève, Guillaume Barazzone. Selon lui, la rade doit être valorisée, elle manque de lieux de baignade, et les différentes activités, enchevêtrées, n'ont rien à y faire.

Le concours international visait à imaginer de nouveaux accès à l'eau, des lieux de promenade ainsi que des espaces de détente et d'animation, tout en respectant le patrimoine et l'histoire de la rade. Les participants devaient tenir compte des projets actuels: la plage des Eaux-Vives et l'agrandissement du port de la Nautique en 2020, ainsi que la zone pour les chantiers navals au Vengeron.

Piétonnisation

Sur les 70 projets déposés, quatre ont été distingués, dont trois à l'unanimité du jury. «Ils ne vont pas déboucher sur un mandat. Les participants ont travaillé presque que pour la gloire», a commenté l'architecte Patrick Devanthéry, président du jury.

Le premier prix revient à l'architecte genevois Pierre-Alain Dupraz, pour «Au ras de l'eau». Ce projet, qui joue sur la topographie, prévoit une plage sur la rive droite, entre les Bains des Pâquis et La Perle du lac, une piscine lacustre au niveau du quai du Mont-Blanc, ainsi qu'un vaste espace de promenade sur la rive gauche, bordé de nouveaux cafés et glaciers.

Conçu par des étudiants en architecture Maxime Lécuyer et Ljirim Seljimi, le projet «Convergences» - second prix - propose de tourner davantage la ville vers le Léman en rendant piétonnes les rues allant vers le lac. Egalement libérés de toute circulation, les quais accueilleraient de nouvelles plantations pour favoriser la promenade.

Anneau lacustre

Le troisième prix, décerné à «Jean-Jacques», du bureau lausannois Tribu architectes, offre un double à l'Ile Rousseau. Un anneau lacustre de 140 mètres serait construit de l'autre côté du pont du Mont-Blanc. L'intérieur serait destiné à la baignade, tandis que l'extérieur hébergerait le nouveau débarcadère de la Compagnie générale de navigation.

Quant au quatrième projet primé, «La rade publique», des architectes zurichois Dürig AG, il est plus radical, mais il ouvre les yeux, selon M. Devanthéry. Il nettoie le site des bateaux, qui disposeraient d'un nouveau port de plaisance sous l'eau. Les bords du lac deviendraient un véritable espace continu entre la ville et le Léman.

(ats)

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