Cyclisme: Quelle forme pour les Mondiaux d’Aigle et Martigny?
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CyclismeQuelle forme pour les Mondiaux d’Aigle et Martigny?

Conseiller d’État valaisan en charge du dossier, Frédéric Favre appelle les acteurs impliqués à se réunir pour prendre des décisions stratégiques.

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Sport-Center
Verra-t-on des pros sur les routes des Mondiaux?

Verra-t-on des pros sur les routes des Mondiaux?

Prévus du 20 au 27 septembre à Aigle et à Martigny, les championnats du monde de cyclisme ne sont pas directement impactés par la décision du Conseil fédéral d’interdire les les manifestations de plus de 1000 personnes jusqu’à la fin du mois d'août. Mais, alors que des frais sont engagés quotidiennement (le budget s’élève à 18 millions de francs), les organisateurs doivent faire comme si le rendez-vous aura lieu sans connaître la forme que prendra le grand bastringue.

Sera-t-il annulé dans quelques semaines? Aura-t-il lieu? Et, si oui, le public pourra-t-il se masser le long des routes? «A ce stade, il est important que tous les acteurs concernés, à savoir la Confédération, les cantons, les organisateurs, l’UCI et Swiss Cycling, se réunissent pour discuter de leur perception d’une telle manifestation», estime Frédéric Favre, conseiller d’État du Canton du Valais, en charge du Département de la sécurité, des institutions et du sport.

A huis clos?

La question centrale, selon l’ancien arbitre de National League de hockey sur glace: «Une manifestation d’une telle envergure, suivie par des millions de téléspectateurs à travers le monde, n’aurait-elle pas le potentiel de procurer à nouveau des émotions et de raviver l’espoir?» Et d’ajouter: «Si le calendrier est respecté, ces Mondiaux suivraient le Tour de France. Ils pourraient donc constituer un formidable feu d’artifice.»

Selon Frédéric Favre, la pesée d’intérêts est claire et n’est pas simple à élucider. Comme le risque d’un huis clos ne peut pas être exclu, ces championnats du monde doivent-ils être pensés pour les spectateurs ou pour les téléspectateurs? Si la première option était retenue, les décideurs doivent-ils pour autant y renoncer? «J’ai tendance à penser que le nouveau coronavirus ne pourra pas tuer la motivation et l’élan que l’ensemble de la société civile a le pouvoir de créer», philosophe le Conseiller d’État.

Qui aurait pu ajouter que l’UCI a déjà l’expérience de championnats du monde à huis clos. En 2016, à Doha, au Qatar, il n’y avait personne au bord des routes alors que la billetterie était bel et bien ouverte.

Emmanuel Favre

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