France - Qui est Damien T., l’homme qui a giflé Macron?
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FranceQui est Damien T., l’homme qui a giflé Macron?

L’agresseur du président français aime les arts martiaux médiévaux et s’intéresse à des personnalités de l’ultra-droite.

Damien T. en chevalier: il est fan d’arts martiaux moyenâgeux.

Damien T. en chevalier: il est fan d’arts martiaux moyenâgeux.

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L’homme qui a giflé mardi Emmanuel Macron à Tain-lHermitage était ce mercredi matin toujours en garde à vue. Si on peine toujours à comprendre pourquoi il s’est attaqué au président français, on connaît désormais mieux son profil.

Sans casier judiciaire, inconnu des services de police, Damien T. est un jeune drômois de 28 ans. Son entourage, relate BFMTV, le décrit comme un homme discret voire timide, un «gamin sans histoires» qui vit chez sa mère. «Damien nest pas quelquun qui a un tempérament violent, cest quelquun qui a un tempérament très réfléchi. On maurait dit: Damien est capable de gifler le président, je vous aurais dit non», a témoigné un de ses amis.

Damien T. vit de petites missions dintérim après avoir arrêté des études de thanatopraxie, selon BFMTV. Il est fan d’arts martiaux historiques comme de jeux de rôle. On peut le voir sur son compte Instagram habillé en chevalier, assis sur une botte de foin, avec une grande épée à ses côtés.

«Montjoie Saint-Denis!»

Lors de l’agression, on entend quelqu’un hurler «Montjoie Saint-Denis!», un slogan royaliste parfois récupéré par des groupuscules de l’extrême droite. Selon le témoignage de son ami, Damien T. n’est pourtant pas politisé et ce serait plutôt une référence à la récupération de ce slogan dans le film «Les Visiteurs».

Mais même s’il n’est pas établi que le Drômois gravite dans des groupes royalistes ou de l’extrême droite, il s’y intéresse. Ainsi il suit la page YouTube le Médias pour Tous, d’un militant de l’ultra droite ancien proche d’Alain Soral, explique «Le Parisien». Comme celle de Papacito, une autre figure de l’ultra droite aux propos parfois qualifiés de racistes, sexistes ou homophobes. Ou encore Henry de Lesquen, condamné pour négationnisme et provocation à la haine.

Selon «Le Parisien», le jeune homme était alcoolisé lorsqu’il s’en est pris au président et il n’aurait pour l’instant pas expliqué ses motivations lors de sa garde à vue.

Il risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende pour «violence volontaire sur personne dépositaire de lautorité publique». Les médias français notent cependant que ceux qui s’en étaient pris par le passé physiquement aux présidents Hollande et Sarkozy enfarinage et agrippage violent avaient écopé de peines avec sursis.

(R.M.)

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