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FootballQui pour remplacer Schüschü?

Qui entraînera le FC Sion à la reprise? N'ayant pas atteint l'objectif comptable imposé, Pierre-André Schürmann voit ses chances réduites.

par
Nicolas Jacquier
Freshfocus

A Tourbillon, le Totomat a déjà parlé. Il fait de Pierre-André Schürmann un coach en sursis, avant même l'expiration de son mandat de courte durée (6 matches) dimanche à Kriens. Si les jours du Valaisan sur le banc du FC Sion sont comptés, c'est parce qu'il n'a pas satisfait l'objectif chiffré que lui avait assigné son président.

«Si Pierre-André avait atteint la barre des 33 points à la pause, dévoile Christian Constantin, son contrat aurait été automatiquement prolongé et l'on repartait ensemble à la reprise. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, le fauteuil d'entraîneur ne lui est pas réservé d'office. Je suis sans contrat d'entraîneur pour le printemps.»

Il manque une unité

Sans doute le candidat Schürmann a-t-il perdu plus qu'un match dimanche à Berne. Avec un bilan mitigé de 4 matches/7 points (soit deux victoires et un nul contre un couac lourd de conséquence), il lui manque une unité pour remplir l'objectif qui lui avait été fixé, et prolonger son bail de facto.

Au Stade de Suisse, c'est la gestion même des événements du match – d'abord souriants puisque le visiteur menait 1-0 en ayant de surcroît la chance d'évoluer à 11 contre 10 – qui pourrait se retourner contre le troisième occupant du banc cette saison. «A la mi-temps, j'avais suggéré à Pierre-André de ne pas tarder dans ses changements. Il a le droit de m'entendre et de ne pas m'écouter. Mais quand il y a 3-1 au final avec un premier changement intervenu à la 75e minute, je m'interroge sur une telle passivité. Un coach doit pouvoir lire le match et quand ça ne va pas, y apporter les correctifs nécessaires.»

Incompréhension grandissante

En filigrane, on sent poindre une incompréhension grandissante entre le président et son entraîneur. Élargissant le débat, Constantin évoque un possible fossé générationnel: «En Suisse, déplore-t-il, on instruit les coaches sur les bancs d'école pour en faire de parfaits consultants sur les plateaux de TV. En les écoutant, on a chaque fois le sentiment que l'on peut être champion du monde avec eux. Mais dès qu'on les met dans la gadoue, ils se noient...» Toute ressemblance avec PAS ne serait peut-être pas fortuite.

Pour son président, qui fait toujours de la conquête du titre son objectif, l'écart sur GC n'a rien d'insurmontable. «Au printemps, tout se jouera dans les confrontations directes, sachant que ce qui passe encore avant Noël ne passera plus avant Pâques.»

Du côté de Tourbillon, que va-t-il désormais arriver? Probablement rien avant le rendez-vous dominical du Kleinfeld. Qu'amènerait ensuite une vingt-huitième révolution de palais? Sans doute pas davantage que toutes celles qui l'ont précédée. Mais plusieurs options, certaines farfelues, d'autres irréalistes, s'offrent néanmoins déjà à Constantin quant à l'identité de celui qui dirigera le FC Sion à partir du 3 janvier. Etudions-en quelques-unes.

En attendant le verdict, le suspense est insoutenable, et le cirque, toujours pareil, en perpétuelle représentation de la comédie qu'il génère.

Les options de Constantin

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