16.10.2020 à 18:49

MotocyclismeQui pour remplacer Valentino Rossi?

Si les deux Yamaha portant le No 46 resteront dans leur stand ce week-end, le constructeur japonais doit trouver un pilote remplaçant pour le GP de Teruel de la semaine prochaine.

par
Jean-Claude Schertenleib

Jorge Lorenzo n’a pas le rythme

DPPI via AFP

Depuis que les différents constructeurs disposent de pilotes de tests de haut niveau – Dani Pedrosa chez KTM, Sylvain Guintoli chez Suzuki, Michele Pirro chez Ducati, Stefan Bradl chez Honda, Bradley Smith chez Aprilia - ce sont généralement eux qui sont appelés lorsqu’il s’agit de remplacer un pilote titulaire blessé ou absent pour une autre raison.

C’est ainsi que Smith a participé à tous les GP de la saison sur la moto de Iannone (suspendu) et que Bradl, l’ancien champion du monde Moto2, roule actuellement sur la moto de Marc Marquez. Chez Yamaha, on avait créé le buzz en engageant le fraîchement retraité Jorge Lorenzo pour faire le boulot; mais voilà, après les essais hivernaux en Malaisie, on n’a vu Monsieur Jorge que lors des essais de découverte du circuit de Portimão, avec une M1 de l’an dernier et des chronos... pas vraiment convaincants.

Dès lors, les dirigeants du team officiel de la marque japonaise ne comptent pas sur lui pour remplacer Valentino Rossi, au cas où celui-ci devrait encore (c’est plus que probable) faire l’impasse sur le GP de Teruel dans une semaine. Quelles sont les autres solutions?

Faire venir un des testeurs japonais semble compliqué en raison des restrictions de voyages dus à la pandémie de Covid-19; Yamaha pourrait donc faire appel soit à l’Allemand Jonas Folger, qui exerçait comme pilote de tests l’an dernier, voire au Français Loris Baz, qui a l’expérience du MotoGP et qui termine ce week-end son championnat en superbike.

Covid-19: le remplaçant de Lüthi isolé

AFP

Après Jorge Martin en Moto2 – l’Espagnol avait dû déclarer forfait lors des deux courses de Misano -, c’est un autre pilote en lutte pour un titre mondial, l’Italien Tony Arbolino, qui est rattrapé par le Covid-19. Mais le cas du quatrième du classement provisoire du mondial Moto3 (à 20 points du leader, Albert Arenas) est particulier: celui qui succédera à Tom Lüthi l’an prochain dans le team Liqui Moly Intact GP n’a pas subi de contrôle positif.

Malheureusement pour lui, dans son vol de retour entre Le Mans et l’Italie, il s’est trouvé parmi les passagers de son avion un cas positif et, dans cette situation, la règle est claire dans certains pays, comme l’Italie et l’Espagne: une isolation volontaire de 10 jours est obligatoire pour tous ceux qui voyageaient dans le même appareil. Les promoteurs du championnat du monde ont pris contact avec les autorités sanitaires espagnoles pour expliquer le cas, mais n’ont pas obtenu une dérogation.

Ce «voisinage» avec un porteur du virus ayant été constaté dimanche dernier, c’est à partir de cette date que le délai de 10 jours prend effet; Tony Arbolino devrait donc pouvoir participer, la semaine prochaine, au second GP programmé en Aragon.

Affaire Iannone: le verdict mi-novembre

AFP

C’est jeudi qu’Andrea Iannone, le pilote Aprilia MotoGP contrôlé positif à la drostanolone (un stéroïde anabolisant) lors du GP de Malaisie 2019 comparaissait devant le Tribunal Arbitral du Sport, à Lausanne. Suspendu le 31 mars 2020 pour 18 mois par le Tribunal disciplinaire de la Fédération internationale de motocyclisme, Iannone avait fait recours contre cette décision, alors que WADA, l’Agence mondiale antidopage, en faisant de même, estimant la sanction trop légère et demandant une suspension de quatre ans.

Les débats ont duré près de 11 heures. Les juges du TAS vont désormais délibérer sur le cas et leur verdict est promis pour la mi-novembre. Ce nouveau délai ne fait pas l’affaire d’Aprilia, qui soutient à fond son pilote dans cette épreuve et qui a pour le moment gelé toutes les transactions avec un remplaçant éventuel – Andrea Dovizioso ou Cal Crutchlow ? -, au cas où la sanction devait être aggravée.

Petrucci: drôle de rencontre

AFP

Le vainqueur du GP de France, Danilo Petrucci, a fait une curieuse rencontre l’autre jour, à l’entraînement: une guêpe l’a piqué et le visage de l’Italien a sérieusement enflé. Le futur ex-pilote Ducati n’en perd pas pour autant le sourire même si, comme ses collègues de marque, il a connu une première journée difficile dans la fraîcheur d’Aragon.

Lüthi: cherche solutions désespérément

KEYSTONE

Après une solide course au Mans, Tom Lüthi a entamé ce GP d’Aragon de la pire des façons: «Je n’arrive pas à entrer comme je l’aimerais dans les virages, je ne trouve que difficilement les points de corde. Nous travaillons, nous avons essayé de nombreuses choses, cela commence à avoir des effets sur ma confiance, parce que nous ne savons pas concrètement dans quel domaine nous devons porter nos priorités. Bien sûr que la piste froide n’arrange pas les choses, mais la situation est la même pour tous et il nous manque 1 seconde par rapport aux meilleurs», explique le Bernois. Dix-huitième et le regard sombre.

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1 commentaire
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CapiRex

17.10.2020 à 08:38

Monsieur Jorge... ont sent comme une forme de mépris dans votre phrase .. on me trompe-je?