Hommage: Quinquin, mort pour la France à 6 ans
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HommageQuinquin, mort pour la France à 6 ans

Le plus jeune résistant de France sera honoré lors des cérémonies du 11 novembre.

Une partie de la carte de combattant volontaire de la Résistance décernée à Marcel Pinte, surnommé Quinquin.

Une partie de la carte de combattant volontaire de la Résistance décernée à Marcel Pinte, surnommé Quinquin.

Longtemps oublié, lenfant-résistant Marcel Pinte, tué accidentellement à lâge de 6 ans le 19 août 1944, aura son nom inscrit sur un monument aux morts à Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne) lors des cérémonies du 11-Novembre.

Tombé à lâge de «6 ans, 4 mois et 6 jours» selon le site Mémoire des hommes, Marcel Pinte figure parmi les quelque 600 000 noms de résistants recensés sur cette plateforme du ministère des Armées qui collecte depuis 2018 les archives de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Surnommé «Quinquin» («petit enfant» en chti), référence à ses origines nordistes et à la berceuse Le Ptit Quinquin du poète lillois Alexandre Desrousseaux, il est considéré comme «le plus jeune des résistants» à la Libération, et fut «symboliquement promu au grade de sergent» après sa mort, selon le site militaire spécialisé Opex360.

«Il y avait une part d’insouciance»

Cest le travail dAlexandre Brémaud, descendant par alliance dEugène Pinte, père de Marcel, qui est à lorigine de cet hommage posthume en Haute-Vienne, comme la annoncé le quotidien Le Populaire du Centre.

Né en 1938 à Valenciennes, Marcel Pinte et sa famille ont fait partie dune poche de résistance à Aixe-sur-Vienne. Son père, Eugène, alias le commandant Athos, était une figure du mouvement, œuvrant pour lArmée secrète, lOrganisation de résistance de lArmée (ORA) et le service secret français de Londres, le BCRA (bureau central de renseignements et daction).

Dès 1941, il avait créé un centre de la résistance, où son fils Marcel transmettait ses colis et des messages au maquis. «Il y avait une part dinsouciance due à son âge. Un habitant avait dit à son père de faire attention car Marcel chantait parfois à tue-tête des airs appris dans le maquis», note Alexandre Brémaud.

«Mort pour la France»

Marcel Pinte avait été tué par un tir accidentel de Sten, pistolet-mitrailleur britannique, lors dun parachutage le 19 août 1944. Il avait été enterré le 21 août avec les honneurs réservés aux maquisards, en présence de nombreux résistants.

«Des anciens du maquis avaient rassemblé des documents pour que laction de Marcel soit reconnue. Mais cette démarche avait été abandonnée. Je lai reprise en sa mémoire», témoigne Alexandre Brémaud, également président délégué du comité de coordination des associations de résistance en Haute-Vienne.

Le 16 octobre 2018, lOffice national des anciens combattants de Caen a reconnu que Marcel Pinte, appartenant à la résistance intérieure française (RIF), était bien «Mort pour la France».

«Le but de cet hommage, cest que son histoire dépasse le cercle familial, que sa mémoire soit adoptée par la Nation», conclut Alexandre Brémaud.

(AFP)

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