26.09.2015 à 11:00

Proche-OrientQuinze avions-cargos russes auraient atterri en Syrie

Un haut responsable syrien a déclaré que l'implication militaire russe en Syrie constitue un «tournant» dans le conflit armé qui dévaste le pays.

Un avion-cargo russe, tel que ceux qui auraient atterri sur une base militaire dans l'Ouest de la Syrie.

Un avion-cargo russe, tel que ceux qui auraient atterri sur une base militaire dans l'Ouest de la Syrie.

DR / PHOTO D'ILLUSTRATION

Au moins 15 avions-cargos russes transportant «des équipements et du personnel» ont atterri au cours des deux dernières semaines sur une base militaire dans l'ouest de la Syrie en guerre, a affirmé samedi une source militaire. Un haut responsable syrien a déclaré que l'implication militaire russe est un «tournant».

«Depuis deux semaines et jusqu'à samedi matin, un avion-cargo russe atterrit chaque matin sur la base militaire de Hmeimim» située dans la province de Lattaquié, un des principaux fiefs du régime du président syrien Bachar el-Assad, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.

D'après elle, «au moins 15 avions de ce type, portant les couleurs du drapeau russe, ont transporté des équipements et du personnel» dans cette base située au sein de l'aéroport civil et militaire Bassel al-Assad, à 25 km au sud de la ville de Lattaquié.

Les avions sont accompagnés à l'atterrissage et au décollage d'avions de chasse «en guise de protection», a-t-elle précisé. «Des camions de moyen tonnage viennent ensuite décharger les avions et transportent la cargaison hors de l'aéroport», selon la même source.

Matériel cédé à l'armée syrienne

Depuis des semaines, Washington s'inquiète du renforcement de la présence russe en Syrie avec des avions de combat, des systèmes de défense aérienne et des équipements modernes. Une partie de ce matériel est cédée à l'armée syrienne en guerre contre les rebelles depuis plus de quatre ans.

Les Etats-Unis ont indiqué qu'ils accueilleraient favorablement une initiative russe pour renforcer le combat contre le groupe extrémiste Etat islamique (EI). Mais ils craignent que les Russes ne cherchent avant tout à renforcer le régime du président Assad et qu'ils attaquent des groupes syriens, kurdes ou des forces modérées, soutenus par Washington.

Si le déploiement russe se vérifiait officiellement, et surtout s'il était utilisé, il s'agirait du tout premier engagement officiel de la Russie sur un théâtre de guerre éloigné depuis l'intervention soviétique en Afghanistan en 1979.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!