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TENNISRafael Nadal historique: 8e titre à Roland-Garros

En finale, l'Espagnol n'a laissé que des miettes à son compatriote David Ferrer, balayé 6-3 6-2 6-3.

Les bras levé, Rafael Nadal célèbre son 8e titre à Roland-Garros.

Les bras levé, Rafael Nadal célèbre son 8e titre à Roland-Garros.

Kenzo Tribouillard, AFP

Rafael Nadal a écrit une page d’histoire du tennis à Roland-Garros. Vainqueur 6-3 6-2 6-3 de David Ferrer en finale, il est le premier joueur à remporter huit fois le même titre du Grand Chelem.

Le gaucher majorquin triomphe pour la huitième fois en neuf participations aux Internationaux de France. Son unique revers subi à la Porte d’Auteuil l’avait été en 8e de finale de l’édition 2009, où ses douleurs aux genoux avaient constitué un trop lourd handicap face à Robin Soderling. Il est d’ailleurs d’ores et déjà le joueur ayant remporté le plus de matches dans ce tournoi (59).

Egalement titré à Wimbledon en 2008 et 2010, à Melbourne en 2009 et à New York en 2010, Rafael Nadal en est donc désormais à 12 sacres en Grand Chelem. Il dépasse donc Björn Borg et Rod Laver pour rejoindre Roy Emerson au troisième rang d’un classement mené par Roger Federer (17 titres majeurs) devant Pete Sampras (14).

Le taureau de Manacor, qui a fêté ses 27 ans lundi dernier, reste toutefois en retard sur le tableau de marche de Roger Federer. Le Bâlois avait 26 ans et 32 jours lorsqu’il soulevait son 12e trophée majeur, le 9 septembre 2007 à l’US Open après avoir dominé Novak Djokovic en finale. Il n’a en revanche pas (encore ?) pu s’adjuger à huit reprises le même tournoi du Grand Chelem, exploit qu’il tentera d’accomplir sur le gazon de Wimbledon dès le 24 juin.

Rafael Nadal n’a que rarement été mis en difficultés dans cette finale, la première qu’il disputait en Grand Chelem face à un compatriote. Battu lors de leurs 16 précédents duels sur terre battue, David Ferrer était bien l’adversaire idéal pour le champion olympique 2008 de simple. Ni le temps maussade, ni l’apparition sur le Central et dans son dos d’un forcené muni d’un fumigène - à 6-3 5-1 - n’ont troublé sa marche en avant.

David Ferrer, qui disputait à 31 ans sa première finale dans un «Major» et dépassera son «bourreau» pour se retrouver 4e du classement mondial lundi, a pourtant tout tenté. Il était cependant «puni» quasiment à chaque fois qu’il refaisait surface. Le droitier de Valence perdait ainsi six jeux consécutifs après s’être emparé de la mise en jeu adverse pour recoller à 3-3 dans le premier set, puis trois d’affilée après avoir recollé à 2-5 dans le second.

La troisième manche faisait exception à cette règle dans un premier temps. David Ferrer parvenait à égaliser à 2-2 après s’être retrouvé mené 0-2, s’offrant même une balle de break à 3-3. Rafael Nadal serrait cependant sa garde dans le «money time». Il profitait d’une double faute pour signer un ultime break dans l’avant-dernier jeu d’une rencontre qu’il concluait après 2h16’ de jeu en armant un monstrueux coup droit gagnant.

(SI)

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