13.06.2018 à 07:48

Raiffeisen: Pierin Vincenz est sorti de prison

Suisse

L'ancien homme fort de la banque Raiffeisen a critiqué sa mise en détention préventive, qu'il a dû subir durant 106 jours.

par
Pascal Schmuck, Zurich
Pierin Vincenz est de nouveau un homme libre.

Pierin Vincenz est de nouveau un homme libre.

Keystone

L'ancien responsable de Raiffeisen Pierin Vincenz a été libéré de sa détention préventive mardi. Après 106 jours sous les verrous, M. Vincenz est à nouveau libre, a annoncé le Ministère public zurichois mercredi, confirmant une information du Blick.

Pierin Vincenz a peu après critiqué sa mise en détention préventive. Cette mesure était «inutile et sa longueur complètement démesurée». L'ancien directeur de Raiffeisen avait été placé en détention le 27 février.

L'ouverture d'une procédure pénale à son encontre a été pour lui une complète surprise, affirme M. Vincenz dans un communiqué diffusé mercredi. La longueur de sa détention n'était pas justifiée, car les points thématiques de l'instruction remontent à plusieurs années et sont parfaitement documentés, selon lui.

«Je continue de contester les reproches qui me sont faits dans le cadre de la procédure pénale et je vais les combattre avec tous les moyens», est-il cité dans le communiqué transmis par son agence de communication.

Plainte d'Aduno

Pierin Vincenz a opéré en tant que directeur général de Raiffeisen de 1999 à 2016 et détenait plusieurs mandats auprès de conseils d'administration, notamment en tant que président (1999 à 2017) d'Aduno, détenu à plus de 25% par Raiffeisen.

L'affaire a éclaté en décembre dernier quand Aduno a porté plainte contre son ancien président, lui reprochant de s'être enrichi personnellement lors de plusieurs acquisitions et notamment avec la société d'investissement Investnet, revendue depuis par Raiffeisen. Pierin Vincenz a toujours contesté les accusations portées à son encontre.

Mi-mai, le parquet zurichois a étendu la procédure à deux autres personnes, menant des perquisitions à leur domicile et sur leur lieu de travail. Ces deux personnes, dont l'identité n'a pas été dévoilée, avaient été libérées après avoir été interrogées par le procureur.

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