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Etats-UnisRaoul Weil plaide non coupable

L'ex-cadre d'UBS soupçonné d'avoir aidé des milliers d'Américains à échapper à l'impôt a plaidé non coupable. Son procès est fixé au 18 février.

Raoul Weil, à gauche, accompagné de son avocat David Mandel, mardi 7 janvier.

Raoul Weil, à gauche, accompagné de son avocat David Mandel, mardi 7 janvier.

Keystone

L'ex-cadre de la banque UBS Raoul Weil, soupçonné d'avoir aidé des milliers d'Américains à échapper à l'impôt, a plaidé non coupable, mardi 7 janvier en Floride. Ce dernier a comparu mardi devant une juge fédérale de Fort Lauderdale, où il a été formellement mis en accusation pour complicité de fraude fiscale. La date de procès a en outre été fixée au 18 février, devant le juge James Cohn de ce même tribunal.

Ancien chef de la gestion de fortune d'UBS, M. Weil avait été inculpé en 2008 aux Etats-Unis pour avoir aidé, avec d'autres banquiers, quelque 20'000 clients américains fortunés à dissimuler au fisc environ 20 milliards de dollars (18 milliards de francs).

Son avocat s'attend «à ce que M. Weil soit disculpé»

Arrêté mi-octobre en Italie, il a été extradé aux Etats-Unis et libéré sous contrôle judiciaire moyennant le paiement d'une caution de plus de 9 millions de dollars (8 millions de francs). «Nous avons hâte de présenter nos arguments au tribunal et nous nous attendons à ce que M. Weil soit disculpé», a déclaré son avocat Me Aaron Marcu.

Limogé par UBS en avril 2009 alors qu'il était considéré comme fugitif aux Etats-Unis, Raoul Weil, 54 ans, avait rejoint ensuite la société de gestion de fortune Reuss Private Group en 2010 en tant que consultant, et en avait pris la tête début 2013. Depuis son arrestation et son extradition, ce natif de Suisse a toutefois été démis de ces nouvelles fonctions.

UBS elle-même a déjà eu maille à partir avec les autorités américaines. En février 2009, elle avait dû verser 780 millions de dollars (709 millions de francs) aux autorités et leur livrer le nom de plusieurs milliers de ses clients américains soupçonnés de frauder le fisc.

(AFP)

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