Japon: Réacteurs nucléaires stoppés par la justice
Publié

JaponRéacteurs nucléaires stoppés par la justice

Un tribunal a confirmé mardi que les réacteurs nucléaires 3 et 4 de la centrale de Takahama devaient rester à l'arrêt pour des raisons de sûreté.

les réacteurs nucléaires 3 et 4 de la centrale de Takahama.

les réacteurs nucléaires 3 et 4 de la centrale de Takahama.

AFP

Cette décision risque de ralentir encore le processus de relance des installations atomiques souhaité par le gouvernement, a annoncé la compagnie Kansai Electric qui conteste les arguments du juge. En mars dernier, la justice avait exigé l'arrêt de ces deux unités tout juste remises en service, citant des lacunes dans l'évaluation de la sûreté.

«A la lumière de l'accident de Fukushima, il reste des interrogations sur les mesures de protection vis-à-vis d'un tsunami et concernant les plans d'évacuation», avait alors souligné le juge qui estimait que la compagnie Kansai Electric Power n'avait pas fourni suffisamment d'explications sur le plan de la sûreté. Kansai Electric avait fait appel, mais a été déboutée mardi pour les mêmes motifs.

Une question de sécurité

«On ne peut pas estimer que la sûreté soit garantie», a dit cette fois le juge selon les propos rapportés par la chaîne publique NHK. La compagnie a exprimé son «incompréhension» dans un communiqué, jugeant «avoir donné des explications argumentées». Elle a dit son intention de déposer un nouveau recours mais, estimant qu'il faudra du temps avant d'éventuellement obtenir un jugement en sa faveur, elle a décidé de retirer prochainement le combustible nucléaire chargé dans les deux tranches.

Le réacteur Takahama 3 avait été relancé en janvier et l'électricité produite était utilisée à partir de fin février sur le réseau commercial. Takahama 4 avait été réactivé fin février, avant d'être victime d'un problème technique qui a entraîné un arrêt inopiné trois jours plus tard. De facto, il n'était pas opérationnel au moment de la décision de justice mais Kansai Electric a été forcée de suspendre les opérations de redémarrage.

Actuellement, sur les 42 réacteurs restants dans l'archipel (contre 54 avant l'accident de Fukushima), seulement deux sont en service (Sendai 1 et 2, sud). Malgré les revers judiciaires, le Premier ministre conservateur Shinzo Abe répète régulièrement que le Japon ne peut se passer de l'électricité d'origine nucléaire pour des raisons essentiellement économiques.

(AFP)

Votre opinion