07.06.2015 à 23:25

cyclismeRecord de l'heure - Wiggins: "C'était de la torture" (TROIS QUESTIONS)

Londres, 7 juin 2015 (AFP) - "C'était de la torture", a lancé dimanche le coureur britannique Bradley Wiggins, après avoir battu le record de l'heure à Londres, établissant la nouvelle marque à 54,526 km, et a évoqué la course "la plus émouvante" de sa carrière.

Q: Quel est votre sentiment à chaud? R: "Je suis juste content, soulagé de l'avoir fait. C'est ce qui se rapproche le plus d'avoir un bébé. C'était de la torture. Je vais commencer par rester debout, je peux à peine m'asseoir là. Les dix dernières minutes, la douleur était insupportable et il n'y aura pas d'autre tentative. Vous n'arrêtez pas de décompter les minutes. Depuis Paris-Roubaix, il y a eu une longue préparation et avec une petite équipe, on a traversé beaucoup de choses. Ma femme et mes enfants s'y connaissent maintenant en pression de l'air. De l'extérieur, on croit que cela ne va jamais s'arrêter, mais c'est fait finalement". Q: Pensez-vous que ce record va marquer les esprits? R: "Cela arrive tout en haut dans ma carrière. Si je n'avais fait que ça, peut-être que ce serait passé un peu inaperçu. Mais avoir tout fait et arriver ici comme un papa, c'est fantastique. Je me compare toujours aux légendes, je suis content d'être en aussi bonne compagnie. Pour aller aussi haut, cela demande beaucoup de courage. C'est mental plus que physique. C'est difficile. Je dois être content avec ça. Je n'aurais pas pu faire plus dans ces conditions. En termes de pression, c'était probablement le pire week-end pour faire ça depuis des mois. Sans ça, je pense que j'avais les 700 mètres de plus. J'ai été aussi loin que possible aujourd'hui, mais peut-être pas aussi loin que je rêvais, ni que ce que j'aurais fait dans des conditions différentes. Quoi qu'il en soit, je suis satisfait. Cela élève bien la barre par rapport au record précédent. C'est la première grosse référence et les gens vont y penser à deux fois avant de s'y attaquer". Q: Vous avez tourné dans une ambiance de folie. Cela a-t-il pesé? R: "De toutes mes courses, celle-ci a été la plus émouvante, même si en terme d'intensité cela ne surpasse pas le Tour de France. Plusieurs copains étaient dans le même hôtel que moi, et ils se sont bien déchirés hier, c'était gueule de bois pour tous ce matin au petit déjeuner. Je devais me raser ce matin et me faire couper les cheveux. Je suis allé chez le coiffeur et le gars m'a demandé ce qu'il se passait aujourd'hui. J'ai répondu: Oh, pas grand chose, vraiment . Après deux tours, mon entraîneur m'a dit de ralentir, parce que l'adrénaline montait. Je ne pouvais pas entendre la playlist sur laquelle on s'était mis d'accord. Je remercie juste tout le monde d'avoir acheté un billet et d'être venu". Propos recueillis en conférence de presse cd/tba

(AFP)

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