Justice: Recours d'une victime de Didier Piguet admis

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JusticeRecours d'une victime de Didier Piguet admis

Le Tribunal fédéral accepte le recours d'un investisseur en procès avec une banque qui avait collaboré avec l'ex-golden boy et ex-sponsor du Servette FC.

L'ex-golden boy et ex-sponsor du Servette FC, Didier Piguet.

L'ex-golden boy et ex-sponsor du Servette FC, Didier Piguet.

Keystone

La débâcle du financier genevois Didier Piguet et de sa société Golden Star continue à faire des remous. Le Tribunal fédéral (TF) accepte le recours d'un investisseur en procès avec une banque qui avait collaboré avec l'ex-golden boy et ex-sponsor du Servette FC.

Client d'une filiale genevoise de cette banque britannique, cet investisseur avait placé en 2001, par le biais d'une société, près de 11 millions de dollars, soit à l'époque plus de vingt millions de francs dans la société Golden Star. De nationalité hongroise, cet investisseur avait fait fortune avec une société informatique.

Mauvaise information

Après avoir perdu la quasi-totalité des fonds placés suite à la déconfiture de Golden Star, sa société avait attaqué la banque. Elle lui avait reproché d'avoir été mal informée, à l'époque, sur la situation réelle de Didier Piguet et avait ouvert un procès en 2011 devant le Tribunal de première instance de Genève, réclamant plus de 24 millions de francs.

En 2015, la Cour de justice genevoise avait rejeté la demande de la société lésée. Elle avait exclu toute violation du devoir d'information de la banque. Saisi d'un recours, le TF annule ce verdict et renvoie le dossier à la cour cantonale.

Dans un arrêt diffusé mercredi, il rappelle qu'en 2000 déjà, plusieurs articles de presse faisaient planer des doutes quant au sérieux de certaines relations d'affaires entretenues par Didier Piguet. Qui plus est, la banque aurait dû mettre en garde sa cliente en lui révélant qu'elle ne comprenait pas le montage et le fonctionnement du fonds d'investissement géré par l'ex-golden boy, ainsi qu'il ressort de témoignages entendus lors du procès.

En 2009, Didier Piguet avait été condamné à six ans de prison pour escroquerie, abus de confiance et faux dans les titres. La débâcle de sa société Golden Star avait créé un trou de 144 millions de francs et lésé près de 200 personnes. (arrêt 4A_369/2015 du 25 avril 2016)

(ats)

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