Chine: Réforme radicale du système électoral à Hong Kong
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ChineRéforme radicale du système électoral à Hong Kong

Cette décision devrait entraîner une marginalisation de l’opposition dans le territoire semi-autonome.

Le président chinois applaudit après l'annonce du résultat du vote sur les modifications du système électoral de Hong Kong, à Pékin le 11 mars 2021.

Le président chinois applaudit après l'annonce du résultat du vote sur les modifications du système électoral de Hong Kong, à Pékin le 11 mars 2021.

AFP

Le président chinois Xi Jinping a promulgué mardi une réforme du système électoral à Hong Kong, selon un média d’Etat, une décision qui devrait entraîner une marginalisation totale de l’opposition dans le territoire semi-autonome. Le comité permanent du parlement chinois avait voté plus tôt dans la journée et «à l’unanimité» des amendements en ce sens, a indiqué l’agence de presse Chine nouvelle.

Cette réforme, qui a été imposée par Pékin sans que le Conseil législatif (LegCo, le Parlement hongkongais) n’ait son mot à dire, s’inscrit dans le cadre de la reprise en main musclée de l’ex-colonie britannique engagée par Pékin après l’immense mouvement de contestation de 2019.

Dans une brève dépêche, Chine nouvelle se contente d’indiquer que le «président Xi Jinping a signé les ordres présidentiels promulguant les annexes amendées». Mais dans les faits, les 7,5 millions d’habitants du territoire du sud-est de la Chine ignorent ce que contient exactement cette loi dont les détails n’ont pas été officiellement dévoilés.

Toutefois, Tam Yiu-chung, le seul représentant de Hong Kong au sein de l’organe décisionnel suprême du Parlement chinois, a donné quelques précisions. «Les amendements ont été votés à l’unanimité des 167 membres du Comité permanent», a-t-il dit à l’AFP.

20 sièges au suffrage universel direct

La nouvelle loi prévoit que le LegCo passe de 70 à 90 membres. Seuls 20 sièges – soit 22% du total –seront désormais attribués au suffrage universel direct, a précisé Tam Yiu-chung. Jusqu’à présent, 35 sièges, soit la moitié du total, l’étaient ainsi. Et 40 sièges seront attribués par un comité de personnalités pro-Pékin. Les 30 derniers sièges seront désignés par des groupes socio-professionnels, selon un système alambiqué qui a déjà cours et qui a toujours été favorable à Pékin.

En outre, quiconque se présente aux élections devra avoir au préalable été «approuvé» par un comité de contrôle créé par les autorités hongkongaises, selon Tam Yiu-chung qui a expliqué que l’organe chargé de la mise en oeuvre à Hong Kong de la loi drastique sur la sécurité nationale aurait aussi son mot à dire.

«Le Comité pour la sécurité nationale et la police de la sécurité nationale prépareront des rapports sur chacun des candidats pour aider le processus de contrôle du comité de validation», a-t-il dit à l’AFP.

(AFP)

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